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Cet article concerne le sens commun du mot << mort >> (fin de la vie). Pour les autres significations, voir Mort (homonymie).
<< Deces >>, << Trepas >> et << Mortel >> redirigent ici. Pour la serie televisee francaise, voir Mortel (serie televisee).
Cet article traite essentiellement des aspects humains alors que le sujet est plus large. Il s'agit d'anthropocentrisme ().
La mort est l'etat irreversible d'un organisme biologique ayant cesse de vivre. Cet etat se caracterise par une rupture definitive dans la coherence des processus vitaux (nutrition, respiration...) de l'organisme considere.
Au niveau cellulaire, la mort designe l'arret des fonctions de base d'une cellule. Au sein de communautes pluricellulaires, cette mort peut etre accidentelle (necrose) ou regulee, voire programmee (apoptose).
Chez l'etre humain, le fait que le coeur puisse arreter de battre pendant un moment avant d'etre reanime pose la question de la limite, ou de la transition entre vie et mort, qui n'est assez paradoxalement pas une evidence. Face a cette question, l'Organisation mondiale de la sante animale considere la mort comme << la disparition irreversible de l'activite cerebrale mise en evidence par la perte des reflexes du tronc cerebral >>[2] : elle adopte ainsi une definition de la mort en tant que mort cerebrale, par distinction avec un simple arret cardiorespiratoire, etat qualifie de << mort clinique >>, et alors meme qu'un tel arret des activites cerebrales peut s'accompagner a l'inverse du maintien artificiel ou non d'autres fonctions organiques fondamentales.
Definition medico-legale
[modifier | modifier le code]D'un point de vue medico-legal, la mort (la question consideree etant celle d'un etre humain) est le moment ou le corps commence a se decomposer, a partir de l'instant ou toutes les fonctions vitales sont suspendues : arret a la fois du coeur, de la respiration, du flux sanguin, des activites cerebrales, etc. Medicalement, certains etats menent irremediablement a la mort, alors meme que les cellules et certains organes continuent a remplir leurs fonctions. C'est le cas de la mort cerebrale constatee dans certains cas de coma.
Cette definition legale (figurant dans les textes de loi) est importante, car c'est elle qui va permettre des actes tels que le prelevement d'organes pour la transplantation : la mort legale precede en ce cas la mort physiologique. On maintient ainsi des personnes en etat de mort cerebrale sous respiration artificielle, lorsque le coeur continue a battre spontanement : cela permet de maintenir les organes en bon etat en vue d'un prelevement. Certains pays autorisent le prelevement d'organes a coeur arrete. Cette pratique est controversee.
Dans la plupart des cas, le deces est constate par un medecin par des signes cliniques caracterisant un arret cardiorespiratoire prolonge. Cela peut etre un echec des tentatives de reanimation cardiopulmonaire par une equipe medicale, ou bien la constatation par un medecin generaliste a domicile pour une personne que l'on sait en fin de vie (personne agee ou bien souffrant d'une maladie diagnostiquee).
Biologie
[modifier | modifier le code]En termes d'entropie (niveau de desorganisation), il s'agit pour l'organisme de maintenir localement une entropie basse. Or l'entropie d'un systeme ferme ne peut qu'etre stable ou augmenter d'apres les principes de la thermodynamique. L'organisme doit donc puiser dans son environnement, d'ou la necessite de respirer, etc. La mort intervient quand l'organisme ne peut plus puiser et maintenir son entropie basse. La principale source d'energie sur Terre est la lumiere du soleil qui permet la photosynthese.
Certains animaux, sociaux et coloniaux notamment ont des comportements particuliers a l'egard des cadavres de leurs homologues (ex. : necrophorese observee chez les fourmis, guepes, abeilles coloniales).
Organismes unicellulaires
[modifier | modifier le code]On ne peut se contenter de la definition donnee plus haut pour les organismes unicellulaires, tels que les bacteries, levures, les champignons unicellulaires. En effet, ces organismes possedent une forme de resistance aux variations de conditions exterieures : la spore. Pour ces organismes, le critere de la vie devient le suivant : la membrane cellulaire est integre et separe un milieu interieur de composition differente du milieu exterieur. La mort est donc causee par la rupture de la membrane. La presence de cette forme de resistance explique la difference entre la pasteurisation et la sterilisation, seul ce dernier traitement tuant les spores.
Les organismes unicellulaires meurent aussi de << vieillesse >>. Cela est assez bien documente dans le cas des levures saccharomyces sp. Une cellule mere donne par division deux cellules filles. On a toujours pense que ces cellules filles sont identiques entre elles. Ce n'est pas le cas. Il existe en effet sur l'une des cellules une cicatrice visible sur la membrane et reflet de la division qui vient de se produire. Au-dela d'un certain nombre de ces cicatrices, la cellule ne peut plus se diviser : elle mourra de << vieillesse >>.
Mort de virus
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Les virus se situent dans l'inerte. Ainsi, la question de la categorisation d'un virus parmi les organismes vivants n'etant pas tranchee de maniere satisfaisante, il est impossible de se prononcer sur la mort d'un virus en general, car il a besoin d'un autre etre vivant pour survivre[3].
Cela dit, il existe differents types de virus, se situant plus ou moins du cote du vivant ou de celui de l'inerte. Les virus sont souvent resumes a une sequence genetique encapsulee par une membrane biologique ayant la propriete de se fondre avec celle des cellules infectees. Ces virus peuvent etre compares a des livres que les cellules sont capables de lire et retranscrire, le texte etant le code genetique. Ils seraient donc, d'un point de vue biologique, plutot du cote de l'inerte. Par contre, le virus ATV (Acidianus Two-tailed Virus) quand il sort de la cellule qui l'a produit, a une forme de citron et deux bras lui poussent a chaque extremite. C'est un processus actif, ce qui fait que ce virus est plus du cote du vivant que de l'inerte[4]. Quant au virus mimivirus, il contient un code genetique plus important que certaines bacteries, et en meme temps de l'ADN et de l'ARN[5].
Les medicaments antiviraux se contentent d'empecher les virus de se multiplier, par interference avec la replication du materiel genetique, formation de la capside ou prevention de la formation de virus complets[6]. La prevention de l'encapsidation du code genetique du virus, ARN ou ADN, dans la capside virale est donc une maniere d'inactiver un virus. Des que les conditions sont a nouveau reunies (presence d'une cellule hote, absence d'antiviraux), le virus se multipliera a nouveau. Le probleme se complique par la presence d'une forme silencieuse du virus au cours de laquelle le code genetique du virus s'integre dans celui de l'hote parasite. La destruction totale du virus implique la destruction de ce code[7].
Les virus peuvent neanmoins etre << detruits >>, c'est-a-dire que l'information genetique qu'ils contiennent peut etre degradee par des agents physiques (chaleur) ou chimiques. Ces procedes sont utilises avant d'inoculer un virus (vaccin). Dans ce cas, ce dernier se retrouve complement inactive et peut etre considere comme << mort >>[8].
Philosophie
[modifier | modifier le code]Peinture de Pieter Brueghel l'Ancien (1562).
En paleontologie, la decouverte de rites funeraires est un element important pour determiner le degre d'eveil social d'un hominide.
Cette conscience de la mort est un moteur de cohesion sociale (s'unir pour resister aux calamites, aux ennemis) et d'action (realiser quelque chose pour laisser une trace). Elle est un element important de la reflexion metaphysique. C'est aussi ce qui donne la puissance symbolique a des actes tels que l'homicide et le suicide.
La philosophie des Lumieres en Europe, incitant a la maitrise de la nature, suggere l'avenement d'une domination de la degradation du corps de l'Homme.
D'apres le Phedon de Platon, la mort est la separation de l'ame et du corps. Enfin delivree de sa prison charnelle, l'Ame immortelle peut librement rejoindre le ciel des Idees, L'Eternite, le domaine des philosophes.
Selon Epicure, la mort n'est rien puisque << tant que nous existons la mort n'est pas, et que quand la mort est la nous ne sommes plus. La mort n'a, par consequent, aucun rapport ni avec les vivants ni avec les morts, etant donne qu'elle n'est plus rien pour les premiers et que les derniers ne sont plus. >> (Lettre a Menecee).
Jankelevitch, dans La Mort, propose quant a lui une reflexion sur la mort d'un point de vue grammatical : << la mort en troisieme personne est la mort-en-general, la mort abstraite et anonyme >> (c'est la mort du << on >>), << la premiere personne est assurement source d'angoisse [...] En premiere personne, la mort est un mystere qui me concerne intimement et dans mon tout, c'est-a-dire dans mon neant >> (la mort du << je >>), << il y a le cas intermediaire et privilegie de la deuxieme personne ; entre la mort d'autrui, qui est lointaine et indifferente, et la mort-propre, qui est a meme notre etre, il y a proximite de la mort du proche >> (c'est la mort du << tu >>).
Autres aspects scientifiques
[modifier | modifier le code]Anthropologie
[modifier | modifier le code]La mort est un sujet qui fascine toutes les societes et depuis toujours, qui donne lieu a de nombreuses recherches anthropologiques, au point d'en faire un sous-champ distinct. Pour tenter de repondre a de grandes questions qu'elle souleve, elles ont tres souvent recours a l'imaginaire. Yannis Papadaniel explique que la conception de la << bonne >> mort est variable entre chaque societe et chaque epoque, pouvant prendre differentes formes, a la maniere d'un soldat qui meurt au combat, d'un individu pieux qui recoit un jugement divin positif le faisant entrer au paradis, etc[9].
En plus des conceptions ideelles, c'est-a-dire des idees que l'on se fait de la mort, l'anthropologie etudie les pratiques humaines qui l'entourent. Cela peut prendre la forme de l'etude des rites funeraires, comme la maniere dont on dispose du corps, des recueillements familiaux ou de la maniere dont le deuil est etale dans le temps. Les recherches anthropologiques sur la mort peuvent egalement avoir une perspective religieuse, et soulignent un rapport a la mort de plus en plus eloigne des ritualites, voire aseptise, comme le rapportent Louis-Vincent Thomas[10] ou Philippe Aries[11].
Cet enonce souleve des debats et des specialistes comme Jean-Hugues Dechaux[12], Allan Kellehear[7], Tony Walter[13] et C. Seal[14] enoncent plutot que le rapport a la mort n'est pas plus faible, seulement plus intime en raison de la secularisation grandissante observee en Occident.
Yanis Papadaniel tire pour point commun de ces arguments l'idee suivante : << l'absence d'un code commun en matiere de mort ne signifie pas que ces codes n'existent pas a une echelle individuelle et intime >>[9]. Plutot, que les familles et individus ont des pratiques funeraires avec un niveau de syncretisme variable entre differentes traditions religieuses et spirituelles.
Projet d'Edison
[modifier | modifier le code]Thomas Edison projeta la creation d'un appareil qui serait cense pouvoir permettre de communiquer avec les morts, en enregistrant leur voix et leurs sons, denomme necrophone ou appareil necrophonique en francais[15] (spirit phone en anglais[16]), mais l'appareil resta a l'idee de projet.
Mort et religion
[modifier | modifier le code]Animisme
[modifier | modifier le code]Dans l'animisme, la mort est percue comme une continuite, au point que l'on puisse dire qu'il n'y a pas vraiment de mort dans le langage animiste et que le dialogue des << morts >> et des vivants se poursuit sans interruption notamment par l'intermediaire des reves.
Un celebre poeme de Birago Diop intitule Souffles[17] resume cette perception :
<< Ceux qui sont morts ne sont jamais partis / Ils sont dans l'Ombre (...) / Les morts ne sont pas sous la Terre : / Ils sont dans le Bois (...) / dans l'Eau (...) / dans la Foule (...) / Les Morts ne sont pas morts. >>
Selon l'anthropologue Dominique Sewane, les Batammariba du Koutammakou (nord du Togo et du Benin), considerent qu'un etre humain doit sa vie au souffle ou ame d'un ancetre qui a desire sa naissance. Cet ancetre lui donne ses << affaires de destin >> ou aptitudes. Des sa venue au monde, les parents ont comme devoir de deceler ces << affaires >> afin que, par la suite, l'enfant realise au mieux ses potentialites. A condition qu'un ancien (ou ancienne) ait ete initie au rituel initiatique de la jeunesse -- difwani pour les jeunes garcons, dikuntri pour les jeunes filles -- les membres du clan celebrent a son deces le grandiose rite funeraire du tibenti. Au cours de ce rite, le souffle du mort gagne la force de << former >> de nouveaux enfants. Pour peu que les parents aient identifie aupres des devins le souffle de l'ancetre qui a << forme >> un nouveau-ne, ce souffle veillera sur l'enfant tout au long de sa vie. Cependant, une personne ne devra jamais connaitre le nom de cet ancetre. Autant dire comme Birago Diop << qu'un mort n'est jamais mort >>[1].
Atheisme
[modifier | modifier le code]Pour les athees la mort ne recele aucun mystere metaphysique : elle n'est pas plus difficile a apprehender que ne l'est le sommeil profond, et il n'existe pas plus de vie apres la mort qu'avant la naissance.
Selon le philosophe grec Epicure, cite par Montaigne :
<< Le plus effrayant des maux, la mort, ne nous est rien, disais-je : quand nous sommes, la mort n'est pas la, et quand la mort est la, c'est nous qui ne sommes pas[18]. >>
<< La mort est moins a craindre que rien, s'il y avait quelque chose de moins, Elle ne vous concerne ni mort ni vif : vif, parce que vous etes : mort, par ce que vous n'etes plus[19]. >>
Selon Wittgenstein, dans le meme esprit, mais deux millenaires plus tard :
<< La mort n'est pas un evenement de la vie. On ne vit pas la mort. Si l'on entend par eternite non la duree infinie mais l'intemporalite, alors il a la vie eternelle celui qui vit dans le present. Notre vie n'a pas de fin, comme notre champ de vision est sans frontiere[20]. >>
Bouddhisme
[modifier | modifier le code]Pour le bouddhisme, la mort n'est qu'un passage d'une vie a une autre (du moins aussi longtemps que l'on n'est pas entre en nirvana et que l'on continuer a errer dans le samsara)[21]. Par ailleurs, le bouddhisme nie les concepts de dieu et d'ame, affirmant au contraire l'absence de soi qui subsisterait (doctrine de l'anatman) :
<< Il y a deux idees, psychologiquement enracinees dans l'individu : protection de soi et conservation de soi. Pour la protection de soi, l'homme a cree Dieu duquel il depend pour sa propre protection, sauvegarde et securite, de meme qu'un enfant depend de ses parents. Pour la conservation de soi, l'homme a concu l'idee d'une ame immortelle ou Atman qui vivra eternellement. Dans son ignorance, sa faiblesse, sa crainte et son desir, l'homme a besoin de ces deux choses pour se rassurer et se consoler ; c'est pourquoi il s'y cramponne avec fanatisme et acharnement[22]. >>
Pour un etre eveille, la mort signifie la cessation du passage d'une vie a une autre. L'eveil complet a la realite (par la comprehension profonde des mecanismes de la coproduction conditionnee), permet en effet de sortir du cycle des existences et d'atteindre la veritable liberation, qui est l'etat de l'arhat, et d'entrer ainsi dans l'etat du parinirvana (c'est-a-dire le nirvana complet, << sans restes >>)[21].
Dans le bouddhisme tibetain, le Bardo Thodol (<< Livre des morts tibetain >>) decrit les differentes etapes de ce passage d'une vie a une autre vie et constitue une sorte de guide fournissant divers conseils (abandon de l'ego, etc.) pour reussir cette transition.
Christianisme
[modifier | modifier le code]Mort dans le christianisme en general
[modifier | modifier le code]La consequence de la mort physique est la separation du corps avec l'ame qui est immortelle[23]. Le corps, quant a lui, doit ressusciter pour se joindre de nouveau a l'ame soit a la fin des temps qui est le retour du Christ (resurrection de ceux qui sont morts en Christ, les bienheureux), soit a la fin du monde, resurrection de ceux qui sont morts sans Christ (les damnes) pour le Jugement dernier qui est le triomphe final de Dieu et de la vie.
Au moment de la mort physique, l'ame du defunt subit un jugement particulier. Le purgatoire ne doit pas etre compris comme une troisieme voie mais bien comme un << instrument du salut >>, une << purification, afin d'obtenir la saintete necessaire pour entrer dans la joie du ciel >>[24].
Les ames qui vont au Purgatoire sont privees de la vision de Dieu (la << vision beatifique >>) et ressentent le regret de ne pas avoir fait tout le bien possible. Une fois purifiees, ces ames quittent le Purgatoire pour le Paradis et peuvent enfin << voir Dieu >> (les damnes eux ne verront jamais Dieu). Seules les personnes parfaitement pures peuvent entrer directement au Paradis : Jesus, Marie par exemple.
Mort chez les Chretiens du Moyen Age
[modifier | modifier le code]La mort est une realite omnipresente pour tous les individus vivant au Moyen Age[25]. Pour les Chretiens, la mort signifie la fin de la vie terrestre, mais elle ne marque pas une veritable fin car ils croient en la vie eternelle, ou du moins a sa continuite dans l'au-dela, et ce jusque dans l'attente du Jugement Dernier. La mort n'est plus vue comme une fin mais simplement comme une etape.
Les Chretiens tiennent leurs croyances de la Bible et surtout de l'Eglise, qui grace aux statuts synodaux, transmet les << idees >> que les pretres doivent communiquer aux croyants qui, pour la plupart sont illettres, et n'avaient pas acces a la Bible par manque de traduction en langue vernaculaire. Cela peut notamment expliquer l'emergence de croyances qui ne reposent pas sur le Livre Saint.
La mort est a l'esprit des contemporains des leur plus jeune age et conditionne leur vie et meme leur journee quotidienne.
Des l'enfance la mort est enseignee. Les enfants un peu avant l'age de 7 ans suivent une preparation implicite et explicite a la mort[26]. La mort est en effet, melee au programme d'education[27]. Par exemple, l'enseignement religieux preconise de garder sur soi un squelette miniature ou une petite tete de mort et de souvent la regarder[27]. Toutefois, c'est surtout par la vue et la parole que la mort s'enseigne aux enfants. Le premier apprentissage qu'ils vont suivre est la description de l'enfer[28] afin de leur inspirer de la crainte. Les livres d'heures sont une excellente illustration pour cela en raison de leur iconographie explicite[28], c'est d'autant plus efficace que de nombreux enfants apprennent a lire dedans[29], meme si cela reste notamment reserve aux classes les plus privilegiees. Cet apprentissage n'epargne pas les enfants, au contraire, un des buts premiers de cet enseignement est de comprendre le caractere incommensurable de la duree des peines de l'enfer[30]. De surcroit, cet enseignement suit les principes religieux comme la Regle de saint Benoit, qui conseille aux enfants le spectacle de la mort, par exemple en assistant a des funerailles ou encore a l'agonie d'un proche[31]. Ainsi, il est possible de comprendre en quoi le spectacle de la mort est didactique en Italie au XVe siecle[32], et aussi pourquoi les executions sont toujours sur les places publiques, la ou tout le monde peut les voir[25]. La raison premiere devait etre pour donner l'exemple et dissuader les personnes de commettre des actes criminels mais cela servait donc aussi a enseigner le spectacle de la mort.
En plus d'etre enseignee tres tot aux enfants, la mort continue de conditionner le calendrier et les journees des Chretiens du Bas Moyen Age. Tout d'abord, les livres d'heures qui sont les livres les plus repandus a la fin du Moyen-Age et qui apparaissent des le XIIIe siecle[29], fournissent des oraisons pour toutes sortes d'occasions[33]. Des lors, de nombreuses oraisons sont en rapport avec les morts. Par exemple, les premieres prieres que les enfants apprennent dans les livres d'heures sont, dans un premier temps la priere du matin qui traite de la mort, mais aussi par la suite la priere du soir qui est dediee aux morts[6]. Par ailleurs, la mort regit egalement le calendrier chretien en raison du jour dedie aux morts. En effet, le calendrier de la mort chez les Chretiens est bien fourni. Avant tout, le jour hebdomadaire des defunts est le lundi, mais il existe aussi des fetes annuelles qui mettent en avant les morts; ce sont les fetes comme Paques, la Pentecote ou encore le lendemain de la Toussaint[34]. Il ne faut pas oublier le fait que les croyances des Chretiens partent du principe que Jesus Christ est mort et qu'il est ressuscite, et c'est sur cette croyance que la religion chretienne tient. Il est donc clair que la religion chretienne peut donc etre qualifiee de religion de la mort.
Malgre cela, il n'en reste pas moins que les Chretiens gardent des croyances qui tiennent plutot de pratiques paiennes que de ce que souhaite transmettre l'Eglise. Il existe par exemple des presages qui annoncent la mort. C'est le cas en Bretagne au XIIe siecle, ou les habitants lancent dans une fontaine des tartines de pain beurre afin de deviner selon la chute de la tartine le sort des membres de la famille[35]. Un autre exemple de superstitions pourrait etre le fait de croire que si une femme fait la lessive un vendredi, cela tuerait son mari[35]. Enfin, une derniere croyance qui montre que l'Eglise n'a pas encore reussi a stopper toutes les superstitions des fideles est la croyance dans les doubles. Le christianisme est une religion qui fait une lecture verticale de la mort avec l'idee de salut[3]. Ce qui signifie qu'a la mort, le corps et l'ame se separent et que l'ame se dirige soit en enfer, soit au paradis, car au debut du XIIe siecle la croyance au purgatoire n'est pas encore totalement repandue[36]. Cependant, le fait de croire aux doubles voudrait dire que les morts, du moins une partie, resteraient dans le meme monde que les vivants. Les croyants pensent qu'ils se trouvent au cimetiere pour la plupart a errer jusqu'a trouver le repos[3], toutefois, il arrive egalement que ces derniers restent dans les maisons comme sous le porche par exemple ou dans les gonds[37]. Ce systeme pre-chretien inspira notamment l'Eglise au moment de la christianisation durant le Haut Moyen-Age. Il n'en reste pas moins que la mort chretienne est differente de la mort du systeme pre-chretien meme si dans les consciences collectives ce n'est pas toujours le cas[38]. Un exemple illustrant l'appropriation des fetes paiennes par l'Eglise peut etre le remplacement de l'offrande aux ames des defunts ayant lieu chaque annee le 22 fevrier par la fete de la chaire de saint Pierre, qui devient donc une fete chretienne a part entiere[38]
L'esperance de vie n'etait pas la meme que de nos jours. Deja, pres d'un enfant sur trois n'atteint pas les 5 ans[26]. C'est notamment pour cela qu'il faut attendre les 7 ans d'un enfant pour etre sur que celui-ci survivra, c'est l'age de raison au Moyen-Age[39]. Toutefois, atteindre les 7 ans ne signifie pas que les enfants vont survivre car en moyenne 30 a 50% des personnes meurent avant leur 20 ans[40]. Il n'en reste pas moins que l'esperance de vie a la naissance est de 30 ans[40]. En effet, une fois l'enfance passee, l'esperance de vie etait tout aussi longue que de nos jours[41].
Les morts les plus frequentes au Bas Moyen-Age sont souvent des maladies de peau, des problemes de ventre egalement ou encore des abces et des ulceres qui ne peuvent etre soignes en raison de manque de connaissances medicales[42]. De plus, meme si les malades ont la possibilite de payer un medecin, ceux-ci ne sont pas toujours proches ni disponibles pour se rendre au chevet du patient avant le deces de ce dernier[42]. Enfin, certains malades preferent faire appel a un membre du clerge car dans les croyances medievales et particulierement chez les fideles, certains maux sont une punition divine, qui ne peuvent donc se soigner qu'a travers la priere. C'est notamment le cas pour la lepre[42] et par consequent les malades decedent regulierement sans jamais avoir eu de vraies chances de guerir. A tout cela s'ajoutent les famines et les epidemies qui causent encore plus de morts.
Les epidemies sevissaient egalement a cette epoque, ce qui entrainait de nombreux deces, c'est le cas avec la Grande Peste qui circula dans toute l'Europe entre 1347 et 1352[43]. C'est une periode importante car avant 1350, la vision de la mort etait sereine dans l'esprit des individus mais aussi dans les representations. En effet, a partir de la peste, les cadavres seront de plus en plus representes, c'est l'irruption du macabre dans la representation chretienne de la mort[44]. Le fait de mourir de la peste est violent et rapide, notamment si cette derniere est pulmonaire[45]. Ainsi, un sentiment d'impuissance se fait ressentir car les recours habituels ne fonctionnent plus[45]. Une illustration de ce dernier point est le fait que le pape Clement VI est alle jusqu'a faire une messe pour demander d'etre epargne par l'epidemie[45]. Cette derniere a decime 40 a 60 % de la population urbaine d'Italie[46]. De plus, a la suite de cette epidemie, de nombreuses famines touchent l'Europe, ce qui augmenta encore plus le nombre de morts[47]. Ainsi, cet evenement marquant a place les contemporains face a leur finitude, ils ont notamment senti que leur vie etait breve et menacee.
Sources pour etudier la mort au Moyen-Age
[modifier | modifier le code]Au debut des recherches sur la mort au Moyen Age, les historiens s'appuyaient sur des sources ecrites, telles que des temoignages ou encore des livres, comme la Bible. Cette derniere nous donne des indications sur la facon dont etait vue la mort par les premiers Chretiens. Cependant, ce n'est pas suffisant car la realite etait differente, il faut donc aussi etudier d'autres sources comme les testaments[48], Jacques Chiffoleau est un des premiers a utiliser ce type de sources[49]. D'autres sources peuvent aussi etre les statuts synodaux ou les bulles pontificales, on a donc avec ces sources le point de vue directe de l'Eglise. Les livres d'heures sont aussi importants car l'iconographie y est tres riche.
Les autres types de sources dependent plutot de l'archeologie medievale comme l'etude des cimetieres et des necropoles qui apportent des elements sur la facon dont la mort etait celebree et de ce qu'il advenait des corps, par exemple sur les soins prodigues au corps ou encore les objets qui etaient ajoutes dans la tombe[50].
Protestants
[modifier | modifier le code]Les Protestants ne croient pas a l'existence du Purgatoire. Pour eux, en effet, l'homme choisit de vivre ou non en conformite avec la volonte divine, en reconnaissant Jesus comme son sauveur et Seigneur, et ce avant de passer en jugement ou de voir Dieu face a face :
<< En effet, Dieu a envoye son Fils dans le monde non pas pour condamner le monde, mais pour que le monde soit sauve par Lui. Celui qui met sa confiance en Lui n'est pas condamne, mais celui qui n'a pas foi en Lui est deja condamne... >>
-- Jean 3v17[51]
L'eschatologie chretienne a reflechi sur le sens de la mort et des fins dernieres. Il y a un jugement immediat de l'ame et un jugement dernier collectif afin que les merites de chacun soient connus de tous[52].
Orthodoxes
[modifier | modifier le code]Si le deuil et les funerailles orthodoxes et greco-catholiques sont assez similaires aux catholiques et aux protestantes, on peut toutefois noter l'existence d'un autre service memoriel, la Panikhide, qui est a la fois une celebration pour le repos du defunt et une consolation pour ses proches.
Lorsque possible, elle est dite pres de la sepulture du defunt. La Panikhide est generalement celebree aux dates suivantes :
- Troisieme jour apres la mort[Note 1] ;
- Neuvieme jour;
- Quarantieme jour ;
- Trois mois ;
- Six mois ;
- Premier anniversaire de la mort ;
- Troisieme anniversaire (certains proches demandent un service memoriel annuel).
Les familles preparent souvent un plat de koliva (slavon : koutia) dispose sur la table memorielle (ou table de Litia[Note 2]).
A cause de la celebration de la Resurrection du Christ, aucune Panikhide ne peut etre celebree de la Semaine sainte a la Semaine radieuse ni les dimanches toute l'annee.
Hindouisme
[modifier | modifier le code]L'hindou croit en une vie apres la mort -- le corps n'etant qu'une enveloppe materielle temporaire. Lorsque survient le moment de quitter la vie, il est dit que toutes les facultes d'action et de sensations se replient dans le mental (manas), puis le mental se replie dans le souffle (prana) puis le souffle dans l'ame individuelle ou Jivatman et enfin cette derniere retourne au Brahman et atteint la liberation ou moksha[53].
Cependant, si son karma a accumule le fruit de trop d'actes negatifs (les mauvaises actions), l'atman s'incarne dans un nouveau corps sur une planete comme la terre (ou inferieure qui compose l'enfer), afin d'y subir le poids de ses mauvaises actions. Si son karma est positif, il ira vivre comme un dieu, sur l'une des planetes celestes (superieures a la terre, ou paradis). Une fois epuise son karma, l'ame retournera sur terre dans un autre corps d'etre vivant. Ce cycle est appele << samsara >>. Pour briser ce cycle perpetuel, l'hindou doit vivre de maniere que son karma ne soit ni negatif, ni positif, ainsi :
<< Le Seigneur Bienheureux dit : "Bien que tu tiennes de savants discours, tu t'affliges sans raison. Ni les vivants, ni les morts, le sage ne les pleure." (2.12) "Jamais ne fut le temps ou nous n'existions, Moi, toi et tous ces rois ; et jamais aucun de nous ne cessera d'etre." >>
-- Bhagavad-Gita (II.11 & II. 12)[54]
Au moment de la mort l'esprit est separe du corps. Le non-initie sera alors pris d'une irresistible envie d'en retrouver un, ce qu'il fera. Par contre, l'initie saura trouver la porte de la liberation.
Islam
[modifier | modifier le code]En islam, la mort se definit par l'extraction de l'ame a partir du corps. Cette extraction a lieu durant l'agonie et est effectuee par un ange. Apres cela, le corps se decompose et il en reste uniquement le coccyx, a partir duquel on est ressuscite au Jour du Jugement. La date de notre mort fait partie des donnees du destin et est fixee avant notre naissance, et, selon le Coran, rien ne pourra la faire avancer ni reculer, ne serait-ce que d'une heure :
<< Que perisse l'homme ! Qu'il est ingrat ! De quoi Allah l'a-t-Il cree ? D'une goutte de sperme, Il le cree et determine (son destin) : puis Il lui facilite le chemin; puis Il lui donne la mort et le met au Tombeau; puis Il le ressuscitera quand Il voudra.
-- Sourate 80
Ou que vous soyez, la mort vous atteindra, fussiez-vous dans des tours imprenables. Qu'un bien les atteigne, ils disent: C'est de la part d'Allah. Qu'un mal les atteigne, ils disent: C'est du a toi (Muhammad). Dis: Tout est d'Allah. Mais qu'ont-ils ces gens, a ne comprendre presque aucune parole ?
-- Sourate 79
Allah saisit les ames au moment de leur mort ainsi que celles qui ne meurent pas au cours de leur sommeil. Il retient celles a qui Il a decrete la mort, tandis qu'Il renvoie les autres jusqu'a un terme fixe. Il y a certainement la des preuves pour des gens qui reflechissent.
-- Sourate 39 >>
Toute ame doit gouter la mort. Nous vous eprouverons par le mal et par le bien a titre de tentation. Et c'est a Nous que vous serez ramenes.-- Sourate 21 >> >>
<< Et Dieu n'accorde jamais de delai a une ame dont le terme (de la mort) est arrive. Et Allah est Parfaitement informe de ce que vous faites. >>
-- Sourate 63, verset 11.
Selon le Coran :
<< Toute ame goutera la mort. Et c'est seulement au Jour de la Resurrection que vous recevrez votre entiere retribution. Quiconque donc est ecarte du Feu et introduit au Paradis, a certes reussi. Et la vie presente n'est qu'un objet de jouissance trompeuse. >>
-- Sourate 3, verset 185.
Du point de vue du rituel, quand un musulman est au seuil de la mort, il doit prononcer une derniere fois la chahada, le temoignage de Foi. Ceux qui l'assistent dans l'agonie doivent l'inciter a la repeter et lire la sourate 36 YA-SIN au chevet du mourant, car elle incite l'ame a ne pas etre tentee par le Diable dans les affres de la mort. Apres la mort, le corps est lave et enveloppe dans des pieces de tissu blanc (Al Kafn), le linceul, par la suite les musulmans font la priere funeraire Salat Al Janaza, de preference a la mosquee, a la suite de quoi on procede a l'enterrement le plus tot possible. Le corps est enterre le visage tourne vers La Mecque ou, s'il est dans un cercueil, il est positionne de telle facon que La Mecque se trouve a sa droite. Le rite funeraire consiste a jeter de la terre sur le linceul (s'il n'y a pas de cercueil), tandis que les personnes presentes prient et invoquent Dieu pour qu'Il aide le defunt a bien repondre aux questions de Monkir et Nekir, les deux anges qui questionnent les morts dans leur tombe.
Jainisme
[modifier | modifier le code]Dans le jainisme, comme dans l'hindouisme, l'ame est soumise au cycle des naissances et des morts. L'ame y est donc une entite distincte qui voyage par-dela les limites et la disparition du corps[55].
Judaisme
[modifier | modifier le code]Dans la religion juive, on considere que la mort est l'arret irreversible du battement cardiaque (ou bien la mort cerebrale, selon certains).
Lorsqu'une personne meurt, on doit l'enterrer le jour meme si possible. Un homme ou une femme (benevole d'une association, la Hevra Kaddisha, la << confrerie sainte >> en francais) qui ne connait pas le defunt, nettoie le corps, soigne les blessures (si le defunt en avait), l'habille d'une robe blanche et lui couvre la tete.
Ensuite, la levee du corps se deroule en une heure. Le corps du defunt, couvert des pieds a la tete, est expose dans un cercueil dans sa maison ou a l'hopital. Seule la famille est autorisee a rester autour du cercueil. A ce moment-la, la personne qui a nettoye le corps lit les tehillim. Enfin, a lieu l'enterrement. Les amis et la famille se rendent au cimetiere, un discours en hommage au defunt est prononce et des benedictions sont recitees avant la mise en terre. Lorsque l'on enterre le cercueil, les endeuilles (fils, freres et parents du defunt) jettent de la terre sur le cercueil avant de l'ensevelir. Les endeuilles dechirent alors leur vetement en signe de deuil et recitent enfin le Kaddish.
La religion juive accorde une importance extreme et un profond respect au defunt. On recitera alors le Kaddish au moins une fois par jour pendant un an a partir de l'enterrement, dans le but de sanctifier le nom divin.
Pour le Judaisme la mort fait partie de l'ordre du monde, selon l'anthropologue D. Rouach devant la mort quatre attitudes peuvent etre definies : l'homme ne peut eviter la mort ; la mort est la consequence de ses peches ; la mort n'a pas de raison d'etre ; la mort annonce une ere nouvelle[56].
Dans le Livre de la splendeur (Sefer HaZohar) oeuvre maitresse de la kabbale sept epreuves attendent l'homme a sa mort. (I, 245a, 54b et 126b)
- La premiere epreuve est celle subie au moment ou l'ame quitte le corps:elle punit l'un et l'autre pour les fautes commises.
- La deuxieme epreuve a lieu quand le cortege funebre est conduit du domicile du defunt jusqu'au cimetiere. Les transgressions, les crimes et delits commis sont proclames, suivis de la peine et du chatiment qu'il encourt et qui l'attendent dans le monde a venir.
- La troisieme epreuve est celle que le defunt traverse des son entree dans la tombe, consideree comme la porte de sortie de ce monde et le seuil d'un autre.
- La quatrieme epreuve lui est infligee dans la tombe meme, ce que la litterature rabbinique designe par le hibbut ha-qeber la flagellation de la tombe. L' << ange de de la mort >> frappe violemment le cadavre avec des chaines metalliques.
- La cinquieme epreuve est le passage a la Gehenne, a l'Enfer. Elle est destinee a purifier l'ame.
- Au cours de la sixieme epreuve , le corps est livre a la vermine qui prend possession de lui et le devore. Il souffre atrocement.
- Lors de la septieme et derniere epreuve l'ame est soumis a de continuelles migrations et transmigrations successives. Elle est condamnee a errer et vagabonder ca et la, sans le moindre repit jusqu'au terme de son long et penible voyage qui se termine par son definitif rachat et redemption[57].
Polytheisme mesoamericain
[modifier | modifier le code]Spiritisme
[modifier | modifier le code]Les spirites considerent que chaque individu existe avant sa naissance et s'incarne sur la Terre pour progresser et vivre une experience educative. L'incarnation provoquant une perte temporaire du souvenir des vies anterieures. La mort du corps materiel libere l'esprit eternel de l'homme, qui retourne ensuite dans une << dimension spirituelle >> correspondant a son niveau d'avancement[58].
Temoins de Jehovah
[modifier | modifier le code]Les Temoins de Jehovah croient que lors de la mort le corps retourne a la poussiere (Ecclesiaste 3:20). La mort pour les Temoins de Jehovah est donc le contraire de la vie. Les morts n'ont donc aucune activite et ne se rendent compte de rien (Ecclesiaste 9:5,10).
L'esperance des Temoins de Jehovah pour les morts reside en la croyance de la resurrection. Cette resurrection doit avoir lieu sur la Terre, lorsque Dieu aura retabli les conditions originelles (un Paradis). Toute personne, << juste >> ou << injuste >>, doit etre ressuscitee selon Jean 5:28,29 et Actes 24:15. La resurrection de << jugement >> pour les << injustes >> sera l'occasion pour eux de demontrer leur volonte de reconnaitre Dieu et sa souverainete.
Quelques hommes, les << membres oints >> (au nombre de 144 000) iront aux cotes de Jesus-Christ afin << d'administrer >> les humains et le paradis. Ils rejoindront le milieu spirituel.
Saints des derniers jours
[modifier | modifier le code]Pour les saints des derniers jours (mormonisme), la preexistence, vie avant la naissance en presence de Dieu, la vie sur terre, temps de mise a l'epreuve et d'experiences, et la vie apres la mort font partie du plan de salut.
Apres la mort, le monde des esprits est l'endroit ou attend l'esprit de l'homme entre la mort et la resurrection. Il comporte deux parties distinctes : la prison des esprits ou sont recus ceux qui n'ont pas obei a l'Evangile ou qui ne l'ont pas accepte pendant qu'ils etaient sur la terre ou qui n'ont pas eu l'occasion de l'entendre, et le paradis.
L'Evangile est enseigne dans la prison des esprits et ceux qui acceptent le sacrement du bapteme celebre en leur faveur dans les temples vont dans le paradis. Chaque etre humain ressuscitera (reunion du corps et de l'esprit) avant d'etre amene devant Dieu pour le jugement dernier ou sera tenu compte de la globalite de la personne jugee (connaissance, actes, paroles, pensees, desirs, repentance). Selon ces criteres, l'un des trois degres de gloire, teleste, terrestre ou celeste (en presence de Dieu) lui sera attribue.
Symbolique
[modifier | modifier le code]La haute teneur symbolique de la mort et la forte charge affective liee au deces d'etres humains ont faconne l'imaginaire des Hommes qui ont cree un personnage, la Mort, qui vient chercher les gens au terme de leur vie.
Deux representations symboliques se demarquent : la douce et l'austere. La premiere se refere a la douce mort qui libere des souffrances infinies auxquelles la vie nous oblige. La deuxieme vient souligner le cote cruel, froid et irremediable qu'elle peut prendre lorsque les proches du defunt le pleurent.
Statistiques
[modifier | modifier le code]Les statistiques modernes de mortalite humaine ne concernent que les personnes ayant ete vivantes, ne serait-ce que quelques secondes, a l'exclusion des statistiques de mortinatalite. Cependant, dans le passe, plusieurs pays incluaient dans la mortinatalite une partie des deces peu apres la naissance, et les excluaient donc des statistiques de mortalite, ce qui pose des problemes de comparabilite des donnees dans le temps et dans l'espace (entre pays)[ref. necessaire].
Les causes de mortalite sont un element important de l'epidemiologie. En France, elles sont suivies par un laboratoire de l'INSERM, le Centre d'epidemiologie sur les causes medicales de deces (CepiDc) ; centre collaborateur OMS) qui alimente une base de donnees depuis 1968 : pres de 18 millions de donnees, issues des << certificats de deces >> (etablis par les medecins lors du constat de deces) et des << bulletins de deces >> faits par l'officier d'etat civil en mairie[59].
Aspect juridique et demarches administratives
[modifier | modifier le code]Dans la plupart des pays developpes, le medecin remplit alors un certificat de deces comportant la date et l'heure de la constatation de la mort, l'identite de la personne decedee, les causes suspectees, l'absence de contre-indication a une inhumation ou a une cremation. L'etat de mort legale entraine la perte des droits de la personnalite : la personne decedee n'est plus consideree, en tant que personne au sens juridique du terme. Cependant, en France, le droit du defunt au respect est assure par la loi << Le respect du au corps humain ne cesse pas avec la mort. Les restes des personnes decedees, y compris les cendres de celles dont le corps a donne lieu a cremation, doivent etre traites avec respect, dignite et decence[60]. >>
En Belgique
[modifier | modifier le code]En Belgique, les formalites legales a accomplir et les documents a obtenir lors d'un deces sont les suivants[61],[62],[63],[64] :
- Constat de deces : La premiere formalite a accomplir dans les plus brefs delais est de faire constater le deces. En cas de deces a domicile, le premier medecin auquel il doit etre fait appel est le medecin traitant du patient. Il est cense se deplacer s'il en a la possibilite, meme s'il n'est pas de garde ; sinon le medecin de garde est tenu de le faire. En cas de deces a l'hopital, le constat est fait par un medecin sur place. En cas de deces sur la voie publique, la police doit etre appelee et convoque le medecin de service pour le constat. Le medecin procede a un examen attentif du corps denude pour verifier l'absence de traces de mort violente ou suspecte et la presence d'un pacemaker ou d'un defibrillateur implantable qui pourraient constituer un obstacle a l'inhumation ou a la cremation ;
- Attestation (ou certificat) de deces : Le medecin complete un document en plusieurs volets reprenant differentes mentions d'ordre administratif (identite et domicile du defunt), statistique (date, heure et lieu du deces) et medical (type et cause du deces) ;
- Declaration de deces : La declaration est a introduire au service Etat civil de la commune ou la personne est decedee. Avec l'attestation du medecin, le declarant doit fournir sa carte d'identite et celle du defunt ;
- Acte de deces : L'officier de l'etat civil etablit un acte officiel qui lui permet d'accorder l'autorisation de transport et d'inhumation ou de cremation du defunt, et le transmet a la commune ou le defunt residait ;
- Permis d'inhumer : Le permis qui ne peut etre delivre, par l'officier de l'etat civil, que 24 heures apres le certificat de deces permet de disposer du corps et de faire proceder a l'inhumation ou a la cremation ;
- Certificat ou acte d'heredite : Apres avoir verifie l'existence eventuelle d'un testament, le notaire etablit ce document qui permet de debloquer les comptes du defunt ;
- Declaration de succession : Ce document est a introduire dans un delai de quatre mois par les heritiers eux-memes ou par un notaire ;
- Declaration d'impots : Une declaration d'impots au nom du defunt doit etre rentree dans l'annee par les heritiers et legataires universels.
En France
[modifier | modifier le code]En France, apres le constat du deces et l'etablissement du certificat de deces, l'officier de l'Etat civil dresse un acte de deces. Le corps peut etre ensuite transporte, sans cercueil, dans un vehicule specifique, par une entreprise funeraire, dans un delai de 48 heures apres le deces. Ce transport, qui necessite une declaration prealable a la mairie du lieu de deces effectuee par l'entreprise funeraire elle-meme, peut se realiser :
- soit de l'etablissement de sante dans lequel le deces est survenu vers un domicile ou une chambre funeraire ;
- soit du domicile du decede ou de la voie publique vers la chambre funeraire.
L'inhumation ou la cremation du corps de la personne decedee doit avoir lieu dans un delai de six jours apres le deces (non compris dimanches et jours feries). Si le delai legal devait etre depasse, une derogation peut etre demandee a la prefecture du departement en justifiant de la raison du delai. La demande de derogation est realisee par l'entreprise funeraire.
Dans les autres pays
[modifier | modifier le code]Notes et references
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- | Le jour de la mort est inclus dans le decompte. Selon saint Macaire, la raison de ce decompte est la suivante : du troisieme au neuvieme jours apres la mort, l'ame du defunt est appelee a contempler les demeures du Paradis (les funerailles ont normalement lieu le troisieme jours apres la mort) ; du neuvieme au quarantieme jour, elle voit les tourments de l'Enfer ; le quarantieme jour, l'ame du defunt est presentee devant le trone de Dieu ou elle entend son jugement particulier et se voit assigner sa place dans l'attente de Sa Seconde Venue, ou Parousie. Pour cette raison, le quarantieme jour est considere comme le plus important. Dans certaines traditions, on celebre aussi le semi-anniversaire apres six mois.
- | Voir Litia.
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- | << Certificat de deces >>, sur Ordre des medecins (Belgique), (consulte le ).
- | << Deces >>, Informations et services officiels : Famille (consulte le ).
- | << Un proche decede : que faire maintenant ? >>, sur .notaire.be (consulte le ).
- | J.P. Beauthier, << Constat et certificat de deces >>, Revue medicale de Bruxelles, vol. 25, , A 348-353 (lire en ligne, consulte le ).
Voir aussi
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Bibliographie
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Ouvrages generaux
[modifier | modifier le code]- Marie-Frederique Bacque & Michel Hanus, Le Deuil, Paris, PUF, coll. << Que sais-je ? >>, 2001.
- Jean-Paul Colin, Les Derniers mots. Le lexique de la mort, Paris, Belfond 1992. [Le vocabulaire de la mort]
- Philippe Di Folco (dir.), Dictionnaire de la mort, Paris, Larousse, 2010.
- Louis-Vincent Thomas, La Mort, Paris, PUF, coll. << Que sais-je ? >>, 1991.
Livres pour enfants
[modifier | modifier le code]- Brigitte Azam & Michel Puech, La vie et la mort, Milan, 2000.
- Marie-Helene Encreve-Lambert, La Mort, Paris, Bayard, 2003.
Histoire
[modifier | modifier le code]- Daniele Alexandre-Bidon, Cecile Treffort, A reveiller les morts : la mort au quotidien dans l'Occident medieval. Presses universitaires de Lyon, pp.334, 1993
- Daniele Alexandre-Bidon, La Mort au Moyen Age, XIIIe - XVIe siecle, Paris, Hachette Litteratures, 1998
- Philippe Aries, Essais sur l'histoire de la mort en Occident : du Moyen Age a nos jours, Paris, Le Seuil, 1975.
- Philippe Aries, Images de l'homme devant la mort, Seuil, 1983.
- Philippe Aries, L'Homme devant la mort, Seuil, 1977.
- Eliane GEORGES, Voyages de la mort, Paris, Berger-Levrault, 1983. [presentation en ligne]
- Michel Hulin, La Face cachee du temps. L'imaginaire de l'au-dela, Paris, Fayard, 1985.
- Thomas W. Laqueur, Le Travail des morts. Une histoire culturelle des depouilles mortelles (trad. de l'anglais par Helene Borraz), Paris, Gallimard, 2018, 928 p. [presentation en ligne]
- Jean-Thierry Maertens, Le Jeu du mort. Essai d'anthropologie des inscriptions du cadavre, Paris, Aubier, coll. << Etranges etrangers >>, 1979.
- Jean Prieur, La Mort dans l'Antiquite romaine, Rennes, Ouest-France Universite, 1986.
- Jean-Pierre Vernant et Gherardo Gnoli (dir.), La mort, les morts dans les societes anciennes, Paris, Maison des Sciences de l'Homme, 1990.
- Jean-Pierre Vernant, La Mort dans les yeux. Figures de l'autre en Grece ancienne, Paris, Hachette, 1985.
- Jean-Pierre Vernant, L'individu, la mort, l'amour. Soi-meme et l'autre en Grece ancienne, Paris, Gallimard, 1989.
- Michel Vovelle, La Mort et l'Occident de 1300 a nos jours, Paris, Gallimard, 1983 ; reed. 2001.
- Michel Vovelle, Les Ames du purgatoire ou le travail du deuil, Paris, Gallimard, 1996.
- Michel Vovelle, Mourir autrefois, Paris, Gallimard / Julliard, 1974 ; reed. coll. << Folio >>, 1990.
Philosophie
[modifier | modifier le code]Textes classiques / Antiquite et epoque moderne
[modifier | modifier le code]Les textes qui figurent dans cette partie sont en general disponibles dans de bonnes collections de poche: GF, Folio, Le Livre de Poche; Folio, GF; en outre certains peuvent etre lus en ligne.
- Platon, Phedon [Lire en ligne - Traduction Victor Cousin, 1846 (page consultee le 21 fevrier 2025)]
- Epicure, Lettre a Menecee.[Lire en ligne - Traduction Octave Hamelin, 1910 (page consultee le 21 fevrier 2025)]
- Epictete, Entretiens. [Lire en ligne - Traduction Victor Courdaveaux, 1862 (page consultee le 21 fevrier 2025)]
- Ciceron, Devant la mort, Paris, Arlea, 1996
- Saint Augustin, Les Confessions (livre IV, 4) . [Lire en ligne - Traduction J.J.F. Poujoulat et al., 1864 (page consultee le 21 fevrier 2025)]
- Lucien de Samosate, Sur le deuil [Lire en ligne - Traduction Eugene Talbot, 1912 (page consultee le 21 fevrier 2025)]
- Blaise Pascal, Pensees,
- Malebranche, Entretiens sur la metaphysique, sur la religion et sur la mort. [Lire en lignes (Extraits des Entretiens, I, II, III, Armand Colin, 1922, p. 353-379) (page consultee le 21 fevrier 2025)]
- Arthur Schopenhauer, Metaphysique de la mort in Metaphysique de l'amour / Metaphysique de la mort, Preface de Martial Gueroult, Paris, 10/18, 2001
XXe et XXIe siecles
[modifier | modifier le code]- Ferdinand Alquie, Le Desir d'eternite, Paris, PUF, coll. Quadrige, 2014 [1943] [lire en ligne (page consultee le 21 fevrier 2025)]
- Albert Camus, Le Mythe de Sisyphe, Folio Essais, 1985 [1942] [lire en ligne (page consultee le 21 fevrier 2025)]
- Francois Cheng, Cinq meditations sur la mort. Autrement dit sur la vie, Albin Michel, 2013 (ISBN 978-2-226-25191-6)
- Andre Comte-Sponville, Pensees sur la mort, Albin Michel, 1998
- Francoise Dastur, La Mort. Essai sur la finitude, Paris, PUF, 2007 [presentation en ligne] et
- Jacques Derrida, Chaque fois unique la fin du monde, Galilee, 2003
- Sigmund Freud, Deuil et melancolie (1917), OEuvres completes, t. 12, Paris, PUF, 1994.
- Martin Heidegger, Etre et Temps, Paris, Gallimard, 1986 [1927]
- Vladimir Jankelevitch, La mort, Paris, Flammarion, coll. << Champs >>, 2017 [1977]
- Emmanuel Levinas, Dieu, la mort et le temps, Paris, Grasset, 1993
- Thomas Nagel, Questions mortelles, Paris, PUF, 1983
- Paul Ricoeur, Vivant jusqu'a la mort Suivi de Fragments, Paris, Seuil, 2014
- Jean-Paul Sartre, L'Etre et le Neant, Paris, Gallimard, coll. << TEL >>, 2008 [1943]
Anthropologie / Sociologie
[modifier | modifier le code]- B. Adoukonou, Y. K. Bamunoba, La Mort dans la vie africaine, Paris, Presence africaine, 1979.
- Francis Bar, Les Routes de l'Autre Monde. Descentes aux Enfers et Voyages dans l'Au-dela, Paris, PUF, 1946. [presentation en ligne]
- Jean Baudrillard, L'Echange symbolique et la mort., Paris, Gallimard, coll. << TEL >>, 2016 [1976] [presentation en ligne]
- Francois Dagognet & Tobie Nathan, La Mort vue autrement, Paris, Les Empecheurs de penser en rond, 2003. [presentation en ligne]
- James George Frazer, La Crainte des morts (1934) et Le Rameau d'or (1906-1915), Paris, Robert Laffont, coll. << Bouquins >>, 1984.
- Edgar Morin, L'Homme et la mort, Paris, Le Seuil, coll. << Points >> nouvelle ed. revue, 1976 [Ed. Correa, 1951]. [presentation en ligne]
- Jean Prieur, Le Livre des morts des occidentaux, Paris, Robert Laffont, 1993 [1981].
- Dominique Sewane, Le souffle du mort : la tragedie de la mort chez les Batammariba du Togo, Benin, Paris, coll. << Terre Humaine >>, Plon, 2003 et 2020, 660 p. (prix Robert Cornevin) (ISBN 2-259-19775-2) et (ISBN 978-2-259-28262-8) ; reed. Paris, Pocket, 2007, 849 p. (ISBN 978-2-266-17579-1)
- Louis-Vincent Thomas, Anthropologie de la Mort, Paris, Payot, 1975.
- Louis-Vincent Thomas, La Mort africaine : ideologie funeraire en Afrique noire, Paris, Payot, 1982.
- Louis-Vincent Thomas, Rites de mort, Paris, Fayard, 1985.
- Jean Ziegler, Les Vivants et les morts, Paris, Le Seuil, 1978.
Religions
[modifier | modifier le code]- Henri Bourgeois, La mort, sa signification chretienne, Desclee/Novalis, 1988.
- Jacques Scheuer, La mort vivante. Vie et mort dans la spiritualite indienne, Paris, Almora, 2025, 249 p.
- Jean-Pierre Schnetzler, De la mort a la vie. Dialogue Orient-Occident sur la transmigration, Paris, Dervy, 1995.
Science
[modifier | modifier le code]- Andre Klarsfeld et Frederic Revah, Biologie de la mort, Paris, Odile Jacob, coll. << Sciences >>, 2000.
Litterature
[modifier | modifier le code]- Chantal Dupuy-Dunier, Celle, L'Arbre a paroles, 2012.
Articles connexes
[modifier | modifier le code]- Deuil
- Mort (mythologie), l'allegorie de la << Grande faucheuse >>
- Mort violente
- La Mort (mythologie) (symbolique)
- Signes biologiques de la mort
- Thanatologie
Liens externes
[modifier | modifier le code]- << Qu'est-ce qui se passe lorsqu'on trepasse ? >>, La Conversation scientifique, France Culture, 15 decembre 2023.
Bases de donnees et dictionnaires
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- Ressources relatives a la sante :
- Ressource relative a la litterature :
- Ressource relative aux beaux-arts :
- Ressource relative a l'audiovisuel :
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