Olympe de Gouges
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| Naissance | |
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| Deces | |
| Nom de naissance | |
| Pseudonyme | |
| Nationalite | |
| Activites | |
| Conjoint |
Louis-Yves Aubry (d) (a partir de ) |
| Enfant |
Pierre Aubry de Gouges (d) |
| Parti politique | |
|---|---|
| Membre de | |
| Condamnee pour | |
| Archives conservees par |
Institut Atria pour l'histoire des femmes (en)[1] |
Olympe de Gouges, de son nom de naissance Marie Gouze, nee le a Montauban et morte guillotinee le a Paris, est une femme de lettres, dramaturge et femme politique francaise. Redactrice en 1791 de la Declaration des droits de la femme et de la citoyenne, elle a laisse de nombreux ecrits et pamphlets en faveur des droits civils et politiques des femmes et de l'abolition de l'esclavage des Noirs dans les colonies. Elle est consideree comme l'une des pionnieres francaises du feminisme, et est souvent prise pour embleme par les mouvements pour la liberation des femmes.
Nee dans le Sud-Ouest de la France, Olympe de Gouges commence sa carriere de dramaturge a Paris dans les annees 1780. Defenseuse des droits de l'Homme, elle est l'une des premieres figures publiques a s'opposer a l'esclavage en France. Ses pieces de theatre et ses pamphlets couvrent un large eventail de sujets, notamment le divorce et le mariage, les droits de l'enfant, le chomage et la securite sociale. Elle accueille favorablement le declenchement de la Revolution francaise, mais s'estime decue lorsque l'egalite des droits n'est pas accordee aux femmes. En 1791, en reponse a la Declaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, elle publie sa propre Declaration des droits de la femme et de la citoyenne, dans laquelle elle remet en question la pratique de l'autorite masculine et plaide en faveur de l'egalite des droits pour les femmes.
De Gouges etait associee aux Girondins moderes et s'opposait a l'execution de Louis XVI. Ses ecrits de plus en plus vehements, qui attaquaient les Montagnards radicaux de Maximilien de Robespierre et le gouvernement revolutionnaire sous la Terreur, ont conduit a son arrestation et a son execution par la guillotine en 1793.
Biographie
[modifier | modifier le code]Premieres annees a Montauban
[modifier | modifier le code]Nee le a Montauban et baptisee le lendemain en l'eglise Saint-Jacques de Montauban, Marie Gouze[2],[3],[note 1] a ete declaree fille de Pierre Gouze, maitre boucher et bourgeois de Montauban[7]- etant absent, il n'a pas signe le registre de bapteme -, et d'Anne Olympe Mouisset, fille d'un avocat issu d'une famille de marchands drapiers[note 2], maries en 1737[8].
Sa famille maternelle, la famille Mouisset, est tres liee aux Lefranc de Pompignan, une famille de la noblesse de robe de Montauban. Le grand-pere maternel d'Olympe, Jacques Mouisset, a ete le precepteur de Jean-Jacques Lefranc de Pompignan ; sa grand-mere maternelle Anne Marty a ete la nourrice de Jean-Georges Lefranc de Pompignan, son frere et futur eveque du Puy-en-Velay[9]. Jean-Jacques Lefranc de Pompignan est le parrain d'Anne Olympe Mouisset, baptisee le [10].
Anne Olympe Mouisset et Jean-Jacques Lefranc de Pompignan, de cinq ans son aine, grandissent ensemble et nouent des liens affectifs qui contraignent leurs parents a mettre de la distance entre eux, une alliance entre une famille bourgeoise et une famille de la noblesse etant inconcevable ; lui est envoye a Paris, et elle est mariee a Pierre Gouze[9]. Jean-Jacques Lefranc de Pompignan revient en 1747 a Montauban comme president de la Cour des Aides ; il est peut-etre alors l'amant d'Anne Olympe Gouze, qui donne naissance a Marie l'annee suivante[9]. Selon le depute Jean-Baptiste Poncet-Delpech et d'autres, << tout Montauban >> sait que Lefranc de Pompignan est le pere adulterin de la future Marie-Olympe de Gouges[11].
En 1765, a l'age de dix-sept ans, Marie Gouze est mariee par ses parents a Louis-Yves Aubry, a qui la legende a donne trente ans de plus qu'elle[12], mais qui etait jeune selon ses biographes les plus serieux[13]. Son mari, fils d'un bourgeois de Paris, est cuisinier et officier de bouche de l'intendant de Montauban[14]. Le mariage religieux est celebre le , en l'eglise Saint-Jean-Baptiste de Villenouvelle de Montauban[15],[16].
En aout 1766, la jeune femme donne naissance a son fils Pierre Aubry[17].
Son mari, qu'elle declara plus tard ne pas avoir aime, ayant au contraire eprouve de la repugnance pour un homme << qui n'etait ni riche ni bien ne >>[18], mourut a une date incertaine : en 1766 dans une crue du Tarn selon Olympe de Gouges, mais peut-etre plus tard vers 1770-1771, alors qu'elle s'est enfuie du domicile conjugal pour venir a Paris[19]. Elle ecrira : << Forcee de fuir un epoux qui m'etait odieux, je m'enfuis a Paris avec mon fils >>[20].
Au debut des annees 1770, avec son fils, elle rejoint sa soeur ainee a Paris et prend le nom d'Olympe de Gouges ; << elle a desormais une nouvelle personnalite >>[21],[22].
Premieres annees a Paris : une vie de courtisane
[modifier | modifier le code]La recherche historique n'a pas determine avec quelles ressources elle arriva dans la capitale[21] et la plus grande obscurite regne sur ses premieres annees a Paris[23]. Selon la correspondance de Grimm, << son joli visage etait son unique patrimoine >>[24].
Son contemporain Jean-Baptiste Poncet-Delpech, aussi originaire de Montauban et qui la connut a Paris, la dit << devenue fille entretenue par des negociants, des grands seigneurs, des ministres, des princes, etc. >>[23].
Elle mene alors une vie libre et entretient plusieurs liaisons (elle qualifiait le mariage religieux de << tombeau de la confiance et de l'amour >>[25]), particulierement avec Jacques Bietrix de Rozieres, un entrepreneur de transports militaires[26], avec qui elle entretiendra une longue liaison et qui en dix ans lui donnera 70 000 francs devant notaire[27].
Il n'est pas douteux qu'elle eut des amants et des protecteurs, mais << il est certain que ce ne fut point une courtisane apre au gain >>[28]. Menant une vie luxueuse et galante de maniere assez ostentatoire, elle acquiert une reputation de courtisane entretenue par les hommes, dans un contexte ou la femme libre est assimilee a une prostituee[29].
Benoite Groult ecrit a son sujet : << Si le Petit Dictionnaire des Grands Hommes a evoque sa notoriete de << femme galante >>, si Restif de La Bretonne l'a placee injustement dans sa << liste des prostituees de Paris >>, si son biographe Monselet lui a prete des caprices de << Bacchante affolee >>, elle ne defraya jamais la chronique scandaleuse de son temps et sa celebrite reelle date plutot de l'epoque ou elle frequenta les litterateurs et les philosophes, esperant combler un peu les lacunes de son education. On l'acceptait volontiers courtisane, on trouvait incongrues << ses pretentions intellectuelles >>>>[24].
Grace au soutien financier de Jacques Bietrix de Rozieres, elle peut mener un train de vie aise, figurant des 1774 dans l'Almanach de Paris ou annuaire des personnes de condition. Elle demeure rue des Fossoyeurs, aujourd'hui rue Servandoni, au no 18-22.
Frequentation des salons litteraires parisiens et rencontre avec le theatre
[modifier | modifier le code]Elle se met a frequenter les salons litteraires afin de diminuer les lacunes de son education limitee[30] (elle ecrit : << Je n'ai pas l'avantage d'etre instruite >>[31]), ou elle rencontre lettres, artistes et hommes politiques[32].
Elle frequente assidument les salles de spectacle parisiennes, participe en tant qu'actrice a des representations de theatre de societe et se lance dans la redaction d'oeuvres dramatiques, ou elle met en scene ses idees et ses combats, mais aussi parfois son personnage[33]. Sa vocation pour le theatre fut peut-etre pour Olympe de Gouges une facon d'affirmer sa filiation supposee avec le dramaturge Jean-Jacques Lefranc de Pompignan, mais sans doute aussi le resultat d'une << theatromanie >> d'epoque[33].
Support privilegie des idees nouvelles, le theatre demeure a cette epoque sous le controle etroit du pouvoir. Olympe de Gouges monte sa propre troupe, avec decors et costumes. C'est un theatre itinerant qui se produit a Paris et sa region. Le marquis de la Maisonfort raconte dans ses Memoires comment, en 1787, il rachete le << petit theatre >> d'Olympe de Gouges, conservant d'ailleurs une partie de la troupe dont fait partie le jeune Pierre Aubry, son fils.
Vers 1782, a l'age de 34 ans, elle ecrit sa premiere piece, Zamore et Mirza, un drame en prose en trois actes qui traite de l'esclavage des Noirs. Mais ce n'est qu'en decembre 1789 que la piece est creee a la Comedie-Francaise, sous le titre L'esclavage des Negres. La premiere representation se deroule dans un chahut hostile sans doute organise par les anti-abolitionnistes et les critiques se montrent severes, pour des raisons tant morales que litteraires. On lui reproche l'abus du romanesque, la composition desordonnee du drame et la platitude du style. La piece est retiree apres seulement trois representations (sous la pression des colons, d'apres Olympe de Gouges). Elle est publiee en mars 1792[34].
En , dans ses Adieux aux Francais, elle annonce qu'elle vient d'ecrire une seconde piece abolitionniste, intitulee Le Marche des Noirs. Mais elle la propose sans succes en decembre de la meme annee[note 3]. Le , surlendemain de son arrestation, puis le jour meme de sa condamnation a mort le , elle invoque sa piece L'Esclavage des Negres, pour preuve de son patriotisme et de son combat de toujours contre la tyrannie[35].
Essais sur la question coloniale, le racisme et l'esclavage
[modifier | modifier le code]En plus de ses deux pieces de theatre antiesclavagistes, antiracistes et anticolonialistes, Olympe de Gouges publie en des Reflexions sur les hommes negres :
<< L'espece d'hommes negres, ecrivait-elle avant la Revolution, m'a toujours interessee a son deplorable sort. Ceux que je pus interroger ne satisfirent jamais ma curiosite et mon raisonnement. Ils traitaient ces gens-la de brutes, d'etres que le Ciel avait maudits ; mais en avancant en age, je vis clairement que c'etait la force et le prejuge qui les avaient condamnes a cet horrible esclavage, que la Nature n'y avait aucune part et que l'injuste et puissant interet des Blancs avait tout fait[36]. >>
Ce texte la met en contact avec la societe des amis des Noirs, dont elle ne peut cependant etre membre[note 4] en raison de ses cotisations elevees et de son reglement interieur exclusif[37]. En , soit pres de deux ans apres la naissance de cette societe, elle nie -- en reponse aux imputations d'un colon -- lui devoir ses idees :
<< Ce n'est pas la cause des philosophes, des Amis des Noirs que j'entreprends de defendre mais la mienne propre, et vous voudrez bien me permettre de me servir des seules armes qui sont en mon pouvoir... Je puis donc vous attester, Monsieur, que les Amis des Noirs n'existaient pas quand j'ai concu ce sujet, et vous deviez plutot presumer, si la prevention ne vous eut pas aveugle, que c'est peut-etre d'apres mon drame que cette societe s'est formee, ou que j'ai eu l'heureux merite de me rencontrer noblement avec elle[38]. >>
Dans la brochure, elle nie connaitre << M. de La Fayette >>, << ce heros magnanime >>, autrement que de << reputation >>. En , Lafayette est pourtant un des membres fondateurs de cette societe, et elle n'aurait evidemment pas manque de le croiser. Si au debut de l'annee 1790, elle n'est pas membre de la societe des amis des Noirs[39], il se peut qu'elle y soit entree au deuxieme semestre 1790 : Brissot affirme en 1793, dans ses memoires, sans en dater le fait, qu'elle y est admise[40]. Dans les archives de la Societe, pour la tranche chronologique -, son nom est seulement mentionne deux fois, en janvier et ; et ce comme une abolitionniste exterieure a la Societe[41]. Cette adhesion relativement tardive coinciderait avec l'ecriture de sa seconde piece de theatre antiesclavagiste, le Marche des Noirs. Comme antiesclavagiste, elle est citee en 1808 par un ancien adherent actif, l'abbe Gregoire, dans la << Liste des Hommes courageux qui ont plaide la cause des malheureux Noirs >> en preambule de De La litterature des Negres. Les 69 personnes qui y figuraient n'avaient pas toutes appartenu a cette Association. Cette liste est une dedicace a toutes les personnalites francaises qui avaient mene le combat pour la cause des Noirs et des sang-meles[42]. Une telle mention temoigne de l'importance du combat d'Olympe de Gouges sur les questions coloniales[43].De a elle ecrit deux lettres et un memoire a propos du montage de sa piece, Zamor et Mirza : "lettre de Mme de Gouges, auteur de l'esclavage des negres au public" (Chronique de Paris, ) ; << lettre aux litterateurs francais >> (Le Courrier de Paris, le Fouet national ), Memoire pour Mme de Gouges contre les Comediens-Francais (). Le , en proie provisoirement au decouragement sur la revolution en general et la question de l'esclavage en particulier, elle annonce une mise en conge et ecrit :
<< Par ailleurs qu'ai-je dit aux colons ? Je les ai exhortes a traiter leurs esclaves avec plus de douceur et de generosite. Mais ils ne veulent pas perdre la plus legere partie de leurs revenus. Voila le sujet de leurs craintes, de leur rage, de leur barbarie[44]. >>
On ne contestera pas la moderation de ce texte. Mais il faut le remettre dans le contexte de son quasi-isolement et de l'echec du montage de Zamor et Mirza dont elle dut tenter, sans resultat, d'adoucir le ton face au maire de Paris, Bailly, tres lie au club de l'hotel de Massiac.
Pour la premiere fois a la mi-septembre 1791 dans le postambule de sa << declaration des droits de la femme et de la citoyenne >>, en meme temps qu'elle plaide le remplacement du mariage patriarcal et marital, par un << Contrat social de l'homme et de la femme >>, acceptant le principe du divorce, elle donne un avis sur l'inferiorisation des mulatres, proprietaires d'esclaves, par les Blancs :
<< Il etait bien necessaire que je dise quelques mots sur les troubles que cause, dit-on, le decret en faveur des hommes de couleur, dans nos iles... Les Colons pretendent regner en despotes sur des hommes dont ils sont les peres et les freres ; et meconnoissant les droits de la nature, ils en poursuivent la source jusque dans la plus petite teinte de leur sang. Ces colons inhumains disent : notre sang circule dans leurs veines, mais nous le repandrons tout (sic), s'il le faut, pour assouvir notre cupidite, ou notre aveugle ambition[45],[46]. >>
Elle defend chaleureusement les droits des mulatres, enfants naturels issus d'une relation sexuelle illegitime entre une esclave et un blanc. Elle invoque implicitement par solidarite avec eux sa propre naissance illegitime, et explicitement sa foi dans le droit naturel. A ce titre, elle approuve avec ses imperfections le decret amende du , vote par tout le cote gauche antisegregationniste - Robespierre excepte - de l'Assemblee constituante ; decret qu'elle estime << dicte par la prudence et par la justice >>[47],[48]. Elle stigmatise egalement, sans les nommer, Barnave, les Lameth, leurs complices a l'Assemblee nationale qui tentent de faire abroger le decret du comme ils y reussiront finalement le :
<< Il n'est pas difficile de deviner les instigateurs de ces fermentations incendiaires : il y en a dans le sein meme de l'Assemblee nationale : ils allument en Europe le feu qui doit embraser l'Amerique[49]. >>
Pour autant elle refusa d'admettre en 1792 le droit au recours a la violence de la part des mulatres et des esclaves de Saint-Domingue pour defendre leurs droits ; droit pourtant admis par un nombre ascendant de patriotes[42].
<< C'est a vous, actuellement, esclaves, hommes de couleur, a qui je vais parler ; j'ai peut-etre des droits incontestables pour blamer votre ferocite : cruels, en imitant les tyrans, vous les justifiez (...) Quelle cruaute, quelle inhumanite ! La plupart de vos maitres etaient humains et bienfaisants et dans votre aveugle rage vous ne distinguez pas les victimes innocentes de vos persecuteurs. Les hommes n'etaient pas nes pour les fers et vous prouvez qu'ils sont necessaires. Je ne me retracte point j'abhorre vos tyrans, vos cruautes me font horreur[50]. >>
Ce texte lui valut par lettre le persiflage de Manuel, en , adjoint du maire Petion :
<< ... Mme de Gouges a voulu aussi concourir a la redemption des Noirs ; elle pourra trouver des esclaves qui ne veulent pas de leur liberte[42]. >>
Dans son roman Ingenue (1853), Alexandre Dumas traite dans le chapitre Le Club Social de la denonciation de l'esclavage et donne un panorama du mouvement abolitionniste a la veille de la Revolution francaise (1788) ; il consacre un paragraphe a Olympe de Gouges, auteure de Zamore et Mirza.
Revolution francaise
[modifier | modifier le code]En 1788, le Journal general de France publie deux brochures politiques d'Olympe de Gouges, dont son projet d'impot patriotique developpe dans sa Lettre au Peuple[51]. Dans sa seconde brochure, les Remarques patriotiques, par l'auteur de la Lettre au Peuple[52], elle developpe un vaste programme de reformes sociales et societales. Ces ecrits sont suivis de nouvelles brochures qu'elle adresse episodiquement aux representants des trois premieres legislatures de la Revolution, aux Clubs patriotiques et a diverses personnalites dont Mirabeau, La Fayette et Necker qu'elle admire particulierement.
Ses propositions sont proches de celles des hotes d'Anne-Catherine Helvetius, qui tient un salon litteraire a Auteuil, et ou l'on defend le principe d'une monarchie constitutionnelle. En 1790, elle s'installe elle-meme a Auteuil, dans la rue du Buis, et y demeure jusqu'en 1793. Elle y est cette annee-la arretee[53].
Fin aout et debut septembre 1791, dans Avis pressant au roi puis Repentir de Mme De Gouges, elle exprime ses reticences a l'egard d'une constitution qui accorde trop peu de pouvoirs au roi. Son approche est << monarchienne >>. A ses yeux, l'egalite doit etre stricte entre le pouvoir legislatif et le roi des Francais[54].
Point de vue qu'elle maintient en mars 1792 envers et contre l'avis de patriotes qu'elle respecte alors particulierement : << Les Robespierre, les Petion, les Brissot, les abbe Fauchet, les Manuel, ces tribuns cependant plus solides dans leurs opinions que ces representants du peuple qui se sont vendus bassement aux trames de la Cour, ne manqueront pas de crier a la royaliste[55]. >>
Avoir cite Maximilien Robespierre, dans ce groupe de tribuns qui ne se sont pas << vendus bassement aux trames de la Cour >>, fragilise l'image que certains historiens ont elaboree en elle d'une avocate, sous la Constituante, du suffrage censitaire ou du marc d'argent. C'etaient la deux concepts que Robespierre combattait resolument. Et en avril 1792, commentant la limitation du droit de vote et d'eligibilite aux citoyens riches et proprietaires, elle conteste la constitution de du fait de son caractere censitaire et masculin qui, a ces deux titres, l'exclut du droit de vote :
<< Fuyez cette horde confuse, ce melange effroyable de Feuillants, d'aristocrates, d'emissaires de Coblentz, des brigands de tout genre, de tout etat, de toute espece et qui ne fondent leur fortune que sur celle de citoyens proprietaires[56]. >>
A ses debuts dans le conflit opposant les Girondins aux Montagnards, elle s'engage pour les seconds contre les premiers : comme Robespierre et Marat, elle s'oppose a la guerre d'attaque plaidee par Brissot, Vergniaud (pourtant son ami), Guadet et Condorcet. Deux textes de mars et avril 1792 le prouvent :
<< Ou nous meneront tous ces preparatifs de guerre, comment soutenir une campagne, comment ne pas redouter les effets de la plus petite attaque ? [...] Aveugle furie, affreuse victoire. Que de cheres, de precieuses victimes vont perir sous le glaive ennemi[57]. >>
Quelques jours avant la declaration de guerre du , elle cite en ce sens Robespierre :
<< ... il faut convaincre, et rendre a chacun la liberte de deliberer sur le sort de son pays [...] voila ma motion, et je m'oppose, comme M. Robespierre, au projet de la guerre[58]. >>
En , elle critique ironiquement Brissot :
<< Je ne suis pas tout - a - fait l'ennemie des principes de M. Brissot, mais je les crois impraticables [...] Il est aise meme au plus ignorant, de faire des revolutions sur quelques cartons de papier ; helas l'experience de tous les peuples & celles que font les Francais, m'apprennent que les plus savants & les plus sages n'etablissent pas leurs doctrines sans produire des maux de toutes especes[50]. >>
Cependant, en , en raison de ses relations avec le marquis de Condorcet et son epouse nee Sophie de Grouchy, elle rejoint, pour quelques mois, les Girondins. Elle frequentait les Talma, le marquis de Villette et son epouse, egalement Louis-Sebastien Mercier, Francois de Pange et Michel de Cubieres, secretaire general de la Commune apres le , qui vit avec la comtesse de Beauharnais, autrice dramatique et femme d'esprit qui tient un salon rue de Tournon. Avec eux, elle devient republicaine comme beaucoup de membres de la societe d'Auteuil qui, presque tous, s'opposent a la mort de Louis XVI.
Sous le choc de la decouverte de l'armoire de fer, fin elle ecrit une piece de theatre republicaine, La France sauvee ou le tyran detrone, qui se deroule la veille de la journee du :
<<
-- Madame Elisabeth : (...) Je ne peux etre unie qu'a un roi, simple citoyen. Vous pouvez pretendre a mon coeur dans le silence mais vous ne serez jamais mon epoux.
<< -- Barnave : Songez Madame qu'un representant du peuple, un Barnave, vaut les Rois que vous citez. Je ne differe d'avec eux que par cet esprit de politique, de trahison (...) Que me manquerait-il encore pour vous meriter ?
<< -- Madame Elisabeth : Le sang royal !
<< -- Barnave : Songez que j'ai rachete ce sang, par celui que j'ai fait couler, l'Amerique fume encore de ce sang que vous me reprochez. Cruelle, quand j'ai conserve peut-etre seul le trone a votre frere, vous me reprochez ma naissance. Avez-vous pu oublier qu'il n'a dependu peut-etre que de moi, d'abolir la royaute en France ? (...)
<< (...) Et la revision de la Constitution, n'est-elle pas mon ouvrage ? Et les agitations perpetuelles de la France et de l'Amerique ne me donnent-elles pas le droit de vous obtenir ?[59]
>>
Cet extrait reflete une nouvelle condamnation de la constitution de , laquelle condamnation ridiculisa son fondateur Barnave. Celui-ci avait trahi l'annee precedente les principes quand, le , il refusa d'inserer le droit mutuel au divorce, imposa le suffrage censitaire, le marc d'argent et fit revoquer le les droits des mulatres. Le depute de Grenoble a agi ainsi par amour pour la soeur de Louis XVI, Madame Elisabeth, et celle-ci, sans reconnaissance, l'econduisit du fait de ses origines roturieres.
Le , Olympe de Gouges se proposa d'assister Malesherbes dans la defense du roi devant la Convention, mais sa demande fut rejetee avec mepris[25]. Le elle renonca a toute sa philosophie abolitionniste : en cas de victoire du sursis a l'execution de Louis XVI qu'elle appelait de ses voeux, tous les membres de la famille royale devaient face a l'ennemi aux frontieres, servir d'otages, y compris les deux enfants innocents.
<< Le fils de Louis est innocent, mais il peut pretendre a la couronne, et je veux lui oter toute pretention. Je voudrais donc que Louis, que sa femme, ses enfants et toute sa famille fussent enchaines dans une voiture et conduits au milieu de nos armees, entre le feu de l'ennemi et notre artillerie. Si les brigands couronnes persistent dans leurs crimes, et refusent de reconnaitre l'independance de la republique francaise, je briguerai l'honneur d'allumer la meche du canon qui nous delivrera de cette famille homicide et tyrannique[60]. >>
Lors de la rupture entre Robespierre et Petion en a la Convention, elle prend parti pour Petion. A l'automne 1792, chez les Montagnards, en fait c'est surtout Maximilien de Robespierre, Marat et Bourdon de l'Oise qu'elle attaque. En , elle prend ses distances avec les Girondins et appelle, au nom de la Republique, tous les courants politiques de la convention nationale a s'unir :
<< Montagne, Plaine, Rolandistes, Brissotins, Buzotins, Girondistes, Robespierrots, Maratistes, disparaissez epithetes infames ! Disparaissez a jamais et que les noms de legislateurs vous remplacent pour le bonheur du peuple, pour la tranquillite sociale et pour le triomphe de la patrie[61]. >>
Egalite des sexes et droits des enfants naturels
[modifier | modifier le code]Elle considere que les femmes sont capables d'assumer des taches traditionnellement confiees aux hommes et, dans pratiquement tous ses ecrits, elle demande qu'elles fussent associees aux debats politiques et aux debats de societe. S'etant adressee a Marie-Antoinette pour proteger << son sexe >> qu'elle dit malheureux, elle redige et publie en une Declaration des droits de la femme et de la citoyenne[62], calquee sur la Declaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, dans laquelle elle affirme l'egalite des droits civils et politiques des deux sexes, insistant pour qu'on rende a la femme, les droits naturels que la force du prejuge lui a retires. Ainsi, elle ecrit : << La femme a le droit de monter sur l'echafaud ; elle doit avoir egalement celui de monter a la Tribune. >> La premiere, elle obtient que les femmes soient admises dans une ceremonie a caractere national, << la fete de la loi >> du , puis a la commemoration de la prise de la Bastille le .
Son combat pour les femmes se poursuit dans ses productions theatrales[63], notamment dans Le Couvent ou les voeux forces (1790). Alors qu'a l'Assemblee constituante les deputes debattent de l'utilite des couvents et de la liberte des femmes, elle les ecoute attentivement, n'hesitant pas a prendre des notes afin d'emprunter leurs idees et de les transmettre a ses personnages. L'un d'entre eux, l'abbe Gouttes, deviendra d'ailleurs le heros de sa piece a travers le personnage du cure[64].
Parmi les premiers, elle demande l'instauration du divorce en , dans une piece de theatre, La Necessite du divorce. Elle renouvelle cette demande en dans les commentaires de sa Declaration des droits de la femme et de la citoyenne. Enfin, cinq mois plus tard, en fevrier 1792, dans l'essai Le Bon sens du Francais, elle s'exprime a nouveau en ce sens. Elle y reproche aux anciens deputes feuillants de n'avoir pas, au nom de leurs principes autoproclames de liberte et d'egalite, introduit le droit au divorce dans la constitution de 1791. Ce principe est finalement adopte par l'assemblee legislative le . Elle demande egalement la suppression du mariage religieux, et son remplacement par une sorte de contrat civil vraiment egalitaire, signe entre concubins et qui prenne en compte les enfants issus de liaisons nees d'une << inclination particuliere[25] >>. En 1790, elle insere dans une motion au duc d'Orleans un plaidoyer pour le droit au divorce et un statut equitable pour les enfants naturels en fait surtout consacre au second point[65]. C'est, a l'epoque, veritablement revolutionnaire, de meme son engagement en faveur de la libre recherche de la paternite et la reconnaissance d'enfants nes hors mariage. A l'instar du droit au divorce, pour lequel son engagement est aussi fort[66], elle repete ces requetes dans les annexes de sa Declaration des droits de la femme et de la citoyenne. Elle est aussi une des premieres a theoriser, dans ses grandes lignes, le systeme de protection maternelle et infantile que nous connaissons aujourd'hui et, s'indignant de voir les femmes accoucher dans des hopitaux ordinaires, elle reclame la creation de maternites. Enfin, sensible a la pauvrete endemique, elle prone la creation d'ateliers nationaux pour les chomeurs et de foyers pour mendiants[67].
Toutes ces mesures preconisees << a l'entree du grand hiver >> 1788-1789 sont considerees par Olympe de Gouges comme essentielles, ainsi qu'elle le developpe en dans son ultime ecrit, Une patriote persecutee.
Mort
[modifier | modifier le code]En 1793, elle s'en prend vivement a ceux qu'elle tient pour responsables des massacres des et : << Le sang, meme des coupables, verse avec cruaute et profusion, souille eternellement les Revolutions >>. Elle designe particulierement Marat, qu'elle traite d'<< avorton de l'humanite >>[68], l'un des signataires de la circulaire du proposant d'etendre les massacres de prisonniers dans toute la France. Soupconnant Robespierre, selon elle << l'opprobre et l'execration de la Revolution >>[68], d'aspirer a la dictature, elle l'interpelle dans plusieurs ecrits, ce qui lui vaut une denonciation de Bourdon de l'Oise au club des jacobins.
Dans ses ecrits du printemps 1793, partageant l'analyse de Vergniaud, elle denonce les dangers de dictature qui se profilent avec la montee en puissance de la Convention montagnarde et la mise en place d'un Comite de salut public le qui s'arroge le pouvoir d'envoyer les deputes en prison. Apres la mise en accusation du parti girondin tout entier a la Convention le , elle adresse au president de la Convention une lettre ou elle s'indigne de cette mesure attentatoire aux principes democratiques (), mais ce courrier est censure en cours de lecture. Ici aussi, elle garde ses distances avec la Gironde en dediant, au nom de l'unite de la Convention, voire de ses convictions ideologiques, son affiche a Danton, qu'elle a menage - au contraire des Brissotins - a l'automne 1792 :
<< C'est toi Danton que je choisis pour le defenseur des principes que j'ai developpes a la hate et avec abondance de coeur dans cet ecrit. Quoique nous differions dans la maniere de manifester notre opinion, je ne te rends pas moins la justice qui t'est due, et je suis persuadee que tu me la rends aussi ; j'en appelle a ton profond discernement, a ton grand caractere ; juge-moi. Je ne placarderai pas mon testament ; je n'incendierai pas le peuple de Paris ni les departements ; je l'adresse directement, et avec fermete, aux jacobins, au departement, a la commune, aux sections de Paris, ou se trouve la majorite saine des bons citoyens, qui, quels que soient les efforts des mechants, sauvera la chose publique. >>
Elle s'accorde bien avec << le defenseur de principes >> sur trois mesures qu'il a demandees, parfois avec succes, depuis le mois de . Ainsi en est-il de sa proposition de vote demandee pour la liberation des prisonniers pour dettes le qui constituait sept ans plus tot le theme de deux pieces de theatre d'Olympe de Gouges, Le mariage inattendu de Cherubin et L'homme genereux. Suit au printemps 1793, la requete de Danton le pour l'obtention d'un abaissement du prix du pain pour les pauvres a corriger par une taxe sur les riches, puis, les et , celle pour un impot sur les riches. Or, quatre ans plus tot, dans les remarques patriotiques de , Olympe de Gouges preconisait une panoplie d'impots sur les signes exterieurs de richesse et un impot volontaire a proportion du salaire. Deux mois apres la chute de la Gironde, c'est sous la presidence de Danton ( - ) que, le , la Convention montagnarde (sur demande de l'abbe Gregoire) supprime le versement de primes aux negriers. La lettre du , adressee par Olympe de Gouges du fond de sa prison a ce president de la Convention, avait peut-etre trait a l'esclavage et a la traite[69]. D'autant que la mesure du etait en realite une confirmation d'un autre decret dans lequel ce << defenseur des principes >> etait egalement implique. Le , l'assemblee legislative avait vote une premiere fois la suppression de ces versements de primes et le futur depute de Paris venait la veille d'entrer au Conseil executif provisoire comme ministre de la Justice. Les 15 et 16 Pluviose an II-3 et << le defenseur des principes >>, en clamant fermement la necessite d'emanciper sans delai tous les Noirs des colonies, rend implicitement hommage au combat abolitionniste d'Olympe de Gouges et a son appel unitaire du . Enfin, le , Danton etait toujours membre du conseil executif provisoire lorsque l'assemblee legislative legalisa cet autre principe cher a Olympe de Gouges : le droit des femmes au divorce. Par ailleurs elle admet implicitement le bien-fonde de la creation, le , du tribunal revolutionnaire. Danton, son fondateur, souligne, par son exclamation << soyons terribles pour dispenser le peuple de l'etre >>, que cette nouvelle institution previendrait de nouveaux << massacres de septembre >> ; des massacres qu'elle a abhorres. Sophie Mousset[70] releve qu'Olympe de Gouges, toute occupee en a defendre la democratie politique, ne s'apercoit pas de la creation par les Montagnards du vote le d'<< une loi de soutien aux meres celibataires, et acces plein et entier a la citoyennete des enfants abandonnes >> qu'elle a toujours appelee de ses voeux.
D'apres Annette Rosa[71], apres la chute de la Gironde, les Montagnards cherchent a oublier Olympe de Gouges. Mais, le , elle se met en contravention avec la loi de relative a l'interdiction des ecrits remettant en cause le principe republicain. Ainsi, sous le titre de Les Trois urnes ou le Salut de la patrie, par un voyageur aerien compose-t-elle une affiche qui demande une election a trois choix : republique une et indivisible, republique federaliste, retour a la monarchie constitutionnelle[25]. Pour avoir propose ce troisieme choix, elle est arretee par les Montagnards le , jour de l'affichage du texte, et deferee le devant le tribunal revolutionnaire qui l'inculpe.
Malade des suites d'une blessure infectee recue a la prison de l'Abbaye et reclamant des soins, elle est envoyee a l'infirmerie de la Petite-Force, rue Pavee, dans le Marais, et partage la cellule d'une condamnee a mort en sursis, Mme de Kolly, qui se pretend enceinte[note 5]. En octobre suivant, elle met ses bijoux en gage au mont-de-piete et obtient son transfert dans la maison de sante Mahay, sorte de prison pour riches ou le regime etait plus liberal et ou elle a, semble-t-il, une liaison avec un des prisonniers. Desirant se justifier des accusations pesant contre elle, elle reclame sa mise en jugement dans deux affiches qu'elle reussit a faire sortir clandestinement de prison et a faire imprimer. Ces affiches - << Olympe de Gouges au Tribunal revolutionnaire >> et << Une patriote persecutee >>, son dernier texte - sont largement diffusees et remarquees par les inspecteurs de police en civil qui les signalent dans leurs rapports.
Traduite au Tribunal au matin du , soit quarante-huit heures apres l'execution de ses amis Girondins, elle est interrogee sommairement. Privee d'avocat, elle se defend avec adresse et intelligence. Condamnee a la peine de mort pour avoir tente de retablir un gouvernement autre que << un et indivisible >>, elle essaye par tous les moyens d'echapper a cette peine capitale, allant meme jusqu'a se declarer enceinte alors que deja menopausee. Les medecins consultes se montrent dans l'incapacite de se prononcer, mais Fouquier-Tinville - au fait de l'horloge biologique - ne peut que confirmer qu'il n'y a pas de grossesse[note 6]. Le jugement est executoire, et la condamnee profite des quelques instants qui lui restent pour ecrire une ultime lettre a son fils, laquelle est interceptee[72]. Selon un inspecteur de police en civil, le citoyen Prevost, present a l'execution, et d'apres le Journal de Perlet ainsi que d'autres temoignages, elle monte sur l'echafaud avec courage et dignite, contrairement a ce qu'en diront au XIXe siecle l'auteur des memoires apocryphes de Sanson et quelques historiens dont Jules Michelet. Elle s'ecrie devant la guillotine, situee sur l'actuelle place de la Concorde, : << Enfants de la Patrie, vous vengerez ma mort. >> Elle a alors 45 ans[73].
Son fils, l'adjudant general Pierre Aubry de Gouges, par crainte d'etre inquiete, la renie publiquement dans une << profession de foi civique >>[note 7]. Le procureur de la Commune de Paris, Pierre-Gaspard Chaumette evoque :
<< [cette] virago, la femme-homme, l'impudente Olympe de Gouges qui la premiere institua des societes de femmes, abandonna les soins de son menage, voulut politiquer et commit des crimes... Tous ces etres immoraux ont ete aneantis sous le fer vengeur des lois. Et vous[note 8] voudriez les imiter ? Non ! Vous sentirez que vous ne serez vraiment interessantes et dignes d'estime que lorsque vous serez ce que la nature a voulu que vous fussiez. Nous voulons que les femmes soient respectees, c'est pourquoi nous les forcerons a se respecter elles-memes. >>
Posterite
[modifier | modifier le code]Olympe de Gouges a laisse un fils, Pierre Aubry de Gouges, qui au debut de la Revolution vivait en concubinage avec Marie-Hyacinthe Mabille, qu'il epousa apres la Terreur et dont il eut au moins deux filles et trois fils, dont :
- Genevieve Hyacinthe Aubry de Gouges (1793-1853), mariee en 1810 a Basse-Terre (Guadeloupe) avec le capitaine William Wood, proprietaire en Tasmanie ou il est inhume avec son epouse. C'est l'origine de la branche australienne des descendants d'Olympe de Gouges[74] ;
- Louis Anacharsis Aubry de Gouges (1794-1855), marie a Paris avec Louise Celestine Julie Leroy[75] ;
- Charlotte Olympe Aubry de Gouges (1796-1856), mariee en 1812 a Philadelphie (Etats-Unis) avec John Robert Selden Garnett, sieur de Champlain (1789-1840), origine de la branche americaine des descendants d'Olympe de Gouges ;
- Jean Helie Hippolyte Aubry de Gouges (1798-1870), marie en 1839 a Paris (Batignolles) avec Marie-Jeanne Hergott[75].
Au debut du Consulat, il fut confirme dans le grade de chef de brigade et charge par Bonaparte d'un commandement en Guyane francaise. La famille debarqua a Cayenne en , au moment ou le gouverneur Victor Hugues retablissait l'esclavage qu'Olympe de Gouges avait vainement combattu. Pierre Aubry de Gouges expira quelques mois plus tard, le 17 pluviose an XI () a Macouria, sans doute de la malaria. Son epouse se remaria avec le citoyen Audibert, originaire de Marseille, et quelques annees plus tard, elle dut fuir la Guyane conquise en 1809 par les Portugais, dans un climat de violence. Elle embarqua pour la France sur un navire, l'Eridan, qui fut capture et detourne par un corsaire anglais. Pendant ces evenements, Mme Aubry mourut a bord, et son corps fut jete a la mer. Ses fils retournerent plus tard en France. Une des petites-filles d'Olympe, Anne-Hyacinthe-Genevieve, epousa un capitaine anglais, William Wood, et sa soeur Charlotte epousa un riche Americain, Robert S. Garnett (1789-1840), membre du Congres de 1820 a 1827, et proprietaire de plantations en Virginie. Les descendants connus d'Olympe de Gouges, aux Etats-Unis, en Tasmanie et en Australie conservent des portraits de famille et le proces-verbal d'execution de leur ancetre.
Presque aucun article de fond, aucune recherche serieuse n'a ete consacree a Olympe de Gouges par la revue de reference de la Societe des etudes robespierristes (AHRF), dont le premier numero consacre aux femmes est publie en 2006[76]. En 1992, Florence Gauthier, membre alors de la SER, mentionnait rapidement sa Declaration des droits de la femme et de la citoyenne comme relevant en septembre 1791 d'une tentative d'extension du droit naturel et du contrat social aux femmes, limite par l'assemblee constituante aux hommes[77]. Dans les annees 1990 et 2000, un autre ancien membre de la SER, Jean-Daniel Piquet, a insere le parcours du personnage, ses forces et ses limites, dans ses recherches sur l'histoire coloniale de la Revolution francaise, alors que cet aspect du personnage n'etait jusque la aborde que dans les monographies biographiques de cette revolutionnaire[78]. Hors de la SER, Olympe de Gouges est largement evoquee dans la contribution d'Olivier Blanc[79]. Cette absence prolongee de reperes historiographiques solides a contribue au dedain dont Olympe de Gouges fut et est encore l'objet[80]. Cependant, la meconnaissance de la psychologie du personnage[note 9] a contribue a susciter des interrogations sur sa sante mentale. Il a par exemple ete soutenu qu'elle ne savait pas veritablement lire ni ecrire, alors qu'on dispose de quelques-unes de ses lettres ecrites a la prison de l'Abbaye, certes avec des maladresses de style ou d'orthographe. Elle etait abonnee a divers journaux et un portrait la represente un livre a la main[81].
L'hostilite a l'egard de femmes engagees comme le fut Olympe de Gouges a souvent ete le fait d'autres femmes, ainsi qu'elle le deplorait deja en son temps. Elle declare, dans une de ses pieces de theatre :
<< Les femmes n'ont jamais eu de plus grands ennemis qu'elles-memes. Rarement on voit les femmes applaudir a une belle action, a l'ouvrage d'une femme[82]. >>
Dans le postambule de sa Declaration des droits de la femme (), elle emet l'idee que l'inferiorite contrainte de la femme l'a amenee a user de ruse et de dissimulation : << Les femmes ont fait plus de mal que de bien. La contrainte et la dissimulation ont ete leur partage. Ce que la force leur avait ravi, la ruse le leur a rendu ; elles ont eu recours a toutes les ressources de leurs charmes, et le plus irreprochable ne leur resistait pas. Le poison, le fer, tout leur etait soumis ; elles commandaient au crime comme a la vertu. Le gouvernement francais, surtout, a dependu, pendant des siecles, de l'administration nocturne des femmes ; le cabinet n'avait point de secret pour leur indiscretion ; ambassade, commandement, ministere, presidence, pontificat, cardinalat ; enfin tout ce qui caracterise la sottise des hommes, profane et sacre, tout a ete soumis a la cupidite et a l'ambition de ce sexe autrefois meprisable et respecte, et depuis la revolution, respectable et meprise >>. Elle exhortait donc les femmes de son temps a reagir : << Femmes, ne serait-il pas grand temps qu'il se fit aussi parmi nous une revolution ? Les femmes seront-elles toujours isolees les unes des autres, et ne feront-elles jamais corps avec la societe, que pour medire de leur sexe et faire pitie a l'autre ? >>[83].
Hommages
[modifier | modifier le code]Reconnaissance et celebration en Occident
[modifier | modifier le code]Marie-Olympe de Gouges sort de l'anecdote de la petite histoire apres la fin de la Seconde Guerre mondiale. Etudiee particulierement aux Etats-Unis, au Japon et en Allemagne, son independance d'esprit et ses ecrits font d'elle une des figures phares de la fin du XVIIIe siecle[81]. Elle est consideree comme la premiere feministe francaise[84].
En France, quelques erudits regionalistes, entre autres, se sont interesses au personnage (se fondant notamment sur la publication en 1912 du tome X du Repertoire general des sources manuscrites de l'histoire de Paris pendant la Revolution francaise d'Alexandre Tuetey qui recense les actes du proces d'Olympe de Gouges, ses lettres[85]), ce qui n'empeche pas des historiens comme Alain Decaux de continuer dans son Histoire des Francaises en 1972 a manifester une certaine hostilite a son egard[86]. C'est apres la parution (1981) de la biographie d'Olivier Blanc qui a exhume les sources manuscrites, entre autres notariales, et lors de la preparation du bicentenaire de la Revolution de 1789, que les textes d'Olympe de Gouges ont ete joues et edites[81]. De nombreux articles universitaires et notamment ceux de Gabrielle Verdier (Etats-Unis) et de Gisela Thiele-Knobloch (Allemagne) ont degage l'interet de l'oeuvre dramatique d'Olympe de Gouges qui aborde des themes nouveaux comme l'esclavage (Zamore et Mirza), le divorce (Necessite du divorce), la prise de voile forcee (Le Couvent) et autres sujets sensibles a son epoque.
Depuis octobre 1989, a l'initiative de l'historienne Catherine Marand-Fouquet, plusieurs petitions ont ete adressees a la presidence de la Republique demandant la pantheonisation d'Olympe de Gouges. Jacques Chirac, conseille par Alain Decaux, n'a pas donne suite. En novembre 1993, Catherine Marand-Fouquet engage une manifestation devant le Pantheon de Paris pour commemorer le bicentenaire de l'execution d'Olympe de Gouges.
Fin 2013, le nom d'Olympe de Gouges circule parmi les << pantheonisables >>[87]. Mais ce sont deux autres femmes Germaine Tillion et Genevieve de Gaulle-Anthonioz qui sont choisies en 2014 pour etre inhumees au Pantheon[88].
Television
[modifier | modifier le code]Elle fait partie des figures feminines de la Revolution francaise traitees dans le cadre de l'emission Secrets d'histoire, intitulee Les femmes de la Revolution diffusee le sur France 2[89],[90].
Quelque trente ans auparavant, le sur Antenne 2, Benoite Groult avait dresse le portrait d'Olympe de Gouges dans la rubrique Au nom des femmes de l'emission Aujourd'hui la vie[91].
Le documentaire Aux armes, citoyennes ! Les femmes dans la Revolution francaise d'Arte, diffuse en juillet 2025, realisateur Mathieu Schwartz et Emilie Valentin, retrace son implication dans la Revolution francaise[92],[93]. Avec notamment les eclairages historiques de Guillaume Mazeau, historien a l'universite Paris I - Pantheon-Sorbonne, specialiste de la Revolution francaise[94],[95],[96].
Odonymie
[modifier | modifier le code]De nombreuses municipalites francaises ont rendu hommage a Olympe de Gouges en donnant son nom a des etablissements scolaires, des voies publiques, des batiments publics, dont la place Olympe-de-Gouges a Paris, le << centre Olympe de Gouges >> (maternite et gynecologie) du CHRU de Tours, les << rue Olympe-de-Gouges >> a Alfortville, Amiens, Amilly, Asnieres-sur-Seine, Belfort, Besancon, Billere, Chalette-sur-Loing, Dijon, Divatte-sur-Loire, Evreux, Gennevilliers, Ivry-sur-Seine, Le Haillan, Les Sables-d'Olonne (anc. rue Francois Villon de Chateau-d'Olonne), Libourne, Lille, Massy, Migennes, Nantes, Pithiviers, Prades-le-Lez, Rennes, Reims, Saint-Denis, Saint-Herblain, Sainte-Luce-sur-Loire, Saint-Martin-d'Heres, Saint-Maximin, Sens, Vitry-sur-Seine, les colleges << Olympe de Gouges >> a Cadaujac, Montauban, Sainte-Pazanne et Plan-de-Cuques, les lycees << Olympe de Gouges >> a Noisy-le-Sec et Montech, les mediatheques Olympe-de-Gouges a Joigny et a Strasbourg, pole d'excellence sur l'egalite de genre, le << theatre Olympe-de-Gouges >> a Montauban, le parc public << Olympe de Gouges >> a Annemasse, etc. Chaque annee a la Fete de l'Humanite, une allee porte son nom.
Divers
[modifier | modifier le code]En 1989, Nam June Paik a cree une oeuvre intitulee Olympe de Gouges in La fee electronique. Cette oeuvre, commandee par la municipalite de Paris a l'occasion du bicentenaire de la Revolution francaise, est aujourd'hui exposee au musee d'Art moderne de la ville de Paris.
Le , a l'occasion du 266e anniversaire de la naissance d'Olympe de Gouges, le moteur de recherche Google lui consacre un Doodle[97],[98].
Le , Christiane Taubira, ministre de la Justice, a baptise << Olympe de Gouges >> le batiment des services centraux du ministere de la Justice, situe au 35, rue de la Gare, dans le 19e arrondissement de Paris. Ce batiment heberge notamment le service national du renseignement penitentiaire et l'Agence nationale des techniques d'enquetes numeriques judiciaires.
Le , un buste d'Olympe de Gouges[99] realise par le sculpteur Fabrice Gloux et Jeanne Spehar est installe dans la salle des Quatre-Colonnes du palais Bourbon, siege de l'Assemblee nationale. C'est la premiere representation d'une femme politique parmi les oeuvres d'art presentees dans l'edifice[100],[101].
Le , l'universite Bordeaux-Montaigne renomme un amphitheatre a son nom[102].
Elle fait partie des dix statues de femmes presentees lors de la ceremonie d'ouverture des Jeux olympiques (avec l'avocate et feministe Gisele Halimi, la philosophe et poetesse Christine de Pizan, l'exploratrice Jeanne Barret, l'anarchiste Louise Michel, la realisatrice Alice Guy, la cadre sportive Alice Milliat, l'ecrivaine Paulette Nardal, la philosophe Simone de Beauvoir et la femme politique Simone Veil), qui sont reinstallees le rue de la Chapelle[103].
Olympe de Gouges et les mouvements revolutionnaires russes
[modifier | modifier le code]La reconnaissance tardive de ce personnage feminin dans l'apres-guerre occidental ne vaut pas pour la Russie et l'Union sovietique. D'apres un biographe britannique de Lenine, Tariq Ali, les << manifestes feministes >> d'Olympe de Gouges avaient deja ete traduits en russe des la fin du XIXe siecle[104]. Ainsi en fut-il de sa Declaration des droits de la femme et de la citoyenne. Et chez les bolcheviks eux-memes << le legs intellectuel >> d'Olympe de Gouges << va inspirer les femmes du Jenotdel, bureau des affaires feminines en Union sovietique >>[105]. Ce fut donc notamment sur la base de la Declaration des droits de la femme et de la citoyenne que les Bolcheviks appliquerent des les premieres annees de la revolution russe le principe professionnel << A travail egal, salaire egal >> et la scolarisation egale pour les deux sexes.
OEuvres
[modifier | modifier le code]Theatre
[modifier | modifier le code]- Zamore et Mirza, ou l'Heureux naufrage, 1784
- Le Mariage inattendu de Cherubin, Seville et Paris, Cailleau, 1786.
- L'Homme genereux, Paris, chez l'auteur, Knapen et fils, 1786.
- Le Philosophe corrige ou le cocu suppose, Paris, 1787.
- Moliere chez Ninon, ou le siecle des grands hommes [1], 1788.
- Bienfaisance, ou la bonne mere suivi de La bienfaisance recompensee, 1788.
- OEuvres de Madame de Gouges, dedie a Monseigneur le duc d'Orleans, 2 volumes, Paris, chez l'auteur et Cailleau, (fevrier) 1788 (recueil des premieres pieces imprimees avec prefaces et postfaces, dont Zamore et Mirza et Reflexions sur les hommes negres).
- OEuvres de Madame de Gouges, dedie a Monseigneur le prince de Conde, 1 volume, Paris, chez l'auteur et Cailleau, .
- Le Marche des Noirs, manuscrit depose et lu a la Comedie-Francaise, 1790.
- Le Nouveau Tartuffe, ou l'ecole des jeunes gens, manuscrit depose et lu a la Comedie-Francaise, 1790.
- Les Democrates et les aristocrates, ou les curieux du champ de Mars, 1790.
- La Necessite du divorce, manuscrit conserve a la Bibliotheque nationale, 1790.
- Le Couvent, ou les voeux forces Paris, veuve Duchesne, veuve Bailly et marchands de nouveautes, .
- Mirabeau aux Champs Elysees, Paris, Garnery, 1791.
- L'Esclavage des Noirs, ou l'heureux naufrage, Paris, veuve Duchesne, veuve Bailly et les marchands de nouveautes, 1792. (Lire le texte).
- La France sauvee, ou le tyran detrone, manuscrit, 1792.
- L'Entree de Dumouriez a Bruxelles, ou les vivandiers, 1793.
Ecrits politiques (brochures, affiches, articles, discours, lettres)
[modifier | modifier le code]- Reflexions sur les hommes negres, 1788.
- Lettre au Peuple ou projet d'une caisse patriotique, par une citoyenne, .
- Remarques patriotiques par la Citoyenne auteur de la Lettre au peuple, Paris, .
- Le Bonheur primitif de l'homme, ou les reveries patriotiques, Amsterdam et Paris, Royer, 1789.
- Dialogue allegorique entre la France et la Verite', dedie aux Etats Generaux, (avril) 1789.
- Le Cri du sage, par une femme, Paris, (mai) 1789.
- Avis pressant, ou Reponse a mes calomniateurs, Paris, (mai) 1789.
- Pour sauver la patrie, il faut respecter les trois ordres, c'est le seul moyen de conciliation qui nous reste, Paris, .
- Mes voeux sont remplis, ou Le don patriotique, par Madame de Gouges, dedie aux Etats generaux, Paris, .
- Discours de l'aveugle aux Francais, par Madame de Gouges, Paris, .
- Lettre a Monseigneur le duc d'Orleans, premier prince du sang, Paris, .
- Seance royale. Motion de Mgr le duc d'Orleans, ou Les songes patriotiques, dedie a Mgr le duc d'Orleans, par Madame de Gouges, .
- L'Ordre national, ou le comte d'Artois inspire par Mentor, dedie aux Etats generaux, Paris, juillet-.
- Lettre aux representants de la Nation, Paris, L. Jorry, (septembre) 1789 (<< Le jour n'est pas plus pur que le fond de mon coeur >>).
- Action heroique d'une Francaise, ou la France sauvee par les femmes, par Mme de G..., Paris, .
- Le Contre-poison, avis aux citoyens de Versailles, Paris, .
- Lettre aux redacteurs de la Chronique de Paris, .
- Reponse au Champion americain, ou Colon tres aise a connaitre, Paris, .
- Lettre aux litterateurs francais, par Madame de Gouges, Paris, .
- Les Comediens demasques, ou Madame de Gouges ruinee par la Comedie francaise pour se faire jouer, Paris, 1790.
- Depart de M. Necker et de Mme de Gouges, ou Les adieux de Mme de Gouges aux Francais, Paris, .
- Projet sur la formation d'un tribunal populaire et supreme en matiere criminelle, presente par Mme de Gouges le a l'Assemblee nationale, Paris, Patriote francais, 1790.
- Bouquet national dedie a Henri IV, pour sa fete, Paris, .
- OEuvres de Madame de Gouges, Paris, 1790 (recueil factice des ecrits politiques de 1788 a 1790).
- Le Tombeau de Mirabeau, .
- Adresse au roi, adresse a la reine, adresse au prince de Conde, Observations a M. Duveyrier sur sa fameuse ambassade, par Mme de Gouges, Paris, (mai) 1791.
- Sera-t-il roi ne le sera-t-il pas ?, par Madame de Gouges Paris, .
- Observations sur les etrangers, .
- Repentir de Madame de Gouges, Paris, lundi .
- Les Droits de la femme. A la reine, signe << de Gouges >>. Declaration des droits de la femme et de la citoyenne, .
- Le Prince philosophe (conte oriental), Paris, Briand, 1792.
- Le Bon Sens du Francais, .
- Lettre aux redacteurs du Thermometre du Jour, .
- L'Esprit francais ou probleme a resoudre sur le labyrinthe de divers complots, par madame de Gouges, Paris, veuve Duchesne, .
- Le Bon Sens francais, ou L'apologie des vrais nobles, dedie aux Jacobins, Paris, [106].
- Grande eclipse du soleil jacobiniste et de la lune feuillantine, pour la fin d'avril ou dans le courant du mois de mai, par la LIBERTE, l'an IVe de son nom, dedie a la Terre (avril) 1792.
- Lettre aux Francais, .
- Lettres a la reine, aux generaux de l'armee, aux amis de la constitution et aux Francaise citoyennes. Description de la fete du , par Marie-Olympe de Gouges, Paris, societe typographique aux Jacobins Saint-Honore, .
- OEuvres de Madame de Gouges, 2 vol., Paris, veuve Duchesne (textes et theatre politiques de 1791 et 1792).
- Pacte national par Marie-Olympe de Gouges, adresse a l'Assemblee nationale .
- Lettre au Moniteur sur la mort de Gouvion, .
- Aux Federes, .
- Le Cri de l'innocence (septembre) 1792.
- La Fierte de l'innocence, ou le Silence du veritable patriotisme, par Marie-Olympe de Gouges (septembre) 1792.
- Les Fantomes de l'opinion publique. L'esprit qu'on veut avoir gate celui qu'on a, Paris, (octobre) 1792.
- Reponse a la justification de Maximilien Robespierre, adresse a Jerome Petion, par Olympe de Gouges, .
- Pronostic sur Maximilien Robespierre, par un animal amphibie (signe << Polyme >>), .
- Correspondance de la Cour. Compte moral rendu et dernier mot a mes chers amis, par Olympe de Gouges, a la Convention nationale et au peuple, sur une denonciation faite contre son civisme aux Jacobins par le sieur Bourdon, Paris, .
- Mon dernier mot a mes chers amis, .
- Olympe de Gouges defenseur officieux de Louis Capet, de l'imprimerie de Valade fils aine, rue Jean-Jacques Rousseau, .
- Adresse au don Quichotte du Nord, par Marie-Olympe de Gouges, Paris, Imprimerie nationale, 1792.
- Arret de mort que presente Olympe de Gouges contre Louis Capet[107], Paris, .
- Complots devoiles des societaires du pretendu theatre de la Republique, Paris, .
- Olympe de Gouges a Dumouriez, general des armees de la Republique francaise, Paris, .
- Avis pressant a la Convention, par une vraie republicaine, Paris, .
- Testament politique d'Olympe de Gouges, [108].
- OEuvres de Madame de Gouges, 2 volumes, Paris, 1793 (ecrits politiques de 1792 et 1793).
- Les Trois Urnes, par un voyageur aerien[109], () 1793.
- Olympe de Gouges au Tribunal revolutionnaire, paru dans la premiere quinzaine d'.
- Une patriote persecutee, a la Convention nationale, signe << Olympe de Gouges >>, .
Editions modernes
[modifier | modifier le code]- Benoite Groult, Ainsi soit Olympe de Gouges : la Declaration des droits de la femme et autres textes politiques, Paris, Editions Grasset, , 205 p. (ISBN 978-2-253-17750-0, lire en ligne).
- Ecrits politiques, presentes par Olivier Blanc, vol. I (1789-1791), vol. II (1792-1793), Paris, Editions Cote Femmes, 1993.
- Theatre politique, << Preface >> de Gisela Thiele-Knobloch, Paris, Cote Femmes Editions, 2 vol., 1991 (ISBN 2-907883-34-8) et 1993 (ISBN 2-907883-59-3).
- OEuvres completes, deux tomes presentes par Felix-Marcel Castan, Montauban, editions Cocagne :
- Tome I Theatre.
- Tome II Philosophie.
- Declaration des droits de la femme et de la citoyenne, Paris, Mille et une nuits, (ISBN 2842057465).
- Femme, reveille-toi ! : Declaration des droits de la femme et de la citoyenne et autres ecrits (pref. Martine Reid), Paris, Editions Gallimard, coll. << Folio 2EUR >>, , 99 p. (ISBN 978-2-07-045742-7)
- Eleni Varikas (presentation), Zamor et Mirza : edition avec preface de 1792, Paris, Editions Cote Femmes, .
- Olympe de Gouges, OEuvres presentees par Benoite Groult, Paris, Mercure de France, 1986.
Dans les arts et la culture populaire
[modifier | modifier le code]Litterature
[modifier | modifier le code]Romans
[modifier | modifier le code]- Genevieve Chauvel, Olympe[note 10], Paris, Editions Olivier Orban, 1989
- Maria-Rosa Cutrufelli, J'ai vecu pour un reve. Les derniers jours d'Olympe de Gouges, Editions Autrement, 2008
- Joelle Gardes, Olympe de Gouges. Une vie comme un roman[note 11], Paris, Editions de l'Amandier, 2008
- Caroline Grimm, Moi, Olympe de Gouges, Paris, Calmann-Levy, 2009 (ISBN 978-2-70213-989-9)
Bande dessinee
[modifier | modifier le code]- Catel et Jose-Louis Bocquet, Olympe de Gouges[110],[111], Paris, Casterman, 2012, 488 p. (ISBN 978-2-20303-177-7). Roman graphique[note 12].
Theatre
[modifier | modifier le code]- Olympe de Gouges, l'oubliee de l'histoire de Dominique Wenta, cree a la mairie du 4e arrondissement de Paris a l'occasion de l'inauguration de la place Olympe-de-Gouges, le .
- Olympe de Gouges, j'ai dit ! de Giancarlo Ciarapica, cree au festival d'Avignon 2010, publie chez Christophe Chomant editeur.
- La Colere d'Olympe de Darja Stocker (titre original : Zornig geboren), traduit de l'allemand par Charlotte Bomy, coll. << Nouvelles Scenes >> (bilingue), PUM, Toulouse, 2012.
- Olympe de Gouges, dramaturgie et mise en scene Jean-Pierre Armand assiste par Marie Jean, cree le a la Cave Poesie de Toulouse par la Compagnie Theatre du Cornet a des. Textes de Gilbert Geraud d'apres les ecrits politiques d'Olympe de Gouges[note 13].
- Terreur-Olympe de Gouges de Elsa Solal, mise en scene Sylvie Pascaud avec Anne-Sophie Robin, Martial Jacques, Gilles Nicolas, Alain Granier, theatre du Lucernaire, 2013.
- The Revolutionists (Les Revolutionnaires), piece de Lauren Gunderson, qui a ete creee au Cincinnati Playhouse in the Park en fevrier 2016 avec Lise Bruneau dans le role d'Olympe[112],[113].
- J'ai reve la Revolution de Catherine Anne, cree au Theatre des Quartiers d'Ivry[114] en 2018.
<< [...] Le sentiment que l'action peut se derouler aujourd'hui, dans un autre pays, fait place, peu a peu, a la conscience que cela a eu lieu autrefois, ici. J'ai choisi cette ambivalence, cette tension, et l'epure d'une piece intimiste pour evoquer la figure et les derniers jours d'une femme, guillotinee en novembre 1793 pour ses idees et ses ecrits, Olympe de Gouges. >>
-- C. Anne[114]
- Et... cris, Olympe de Gouges (1748-1793) de Claude Darvy et Danielle Netter[115].
- Ou vont les Gilets Jaunes ? avec Olympe de Gouges en 1793, piece radiophonique mise en scene par Les Capsules d'Olen.[ref. necessaire]
- Olympe de Gouges, plus vivante que jamais, piece de Joelle Fossier-Auguste mise en scene par Pascal Vitiello (aout-octobre 2023 au Lucernaire) ou elle etait campee par Celine Monsarrat[116].
- Olympe, seule-en-scene de Frank Salin d'apres les ecrits et l'oeuvre d'Olympe de Gouges ou elle est interpretee sur scene par Firmine Richard au Festival d'Avignon (Festival "Off") en juillet 2024[117],[118],[119].
Filmographie
[modifier | modifier le code]Cinema
[modifier | modifier le code]- 2021 : Flashback, comedie fantastique francaise realisee par Caroline Vigneaux, jouee par Sylvie Testud[120].
Television
[modifier | modifier le code]Telefilm
[modifier | modifier le code]- 2024 : Olympe, une femme dans la Revolution, corealise par Julie Gayet et Mathieu Busson
Notes et references
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- | << Dans une brochure sans date, mais qui ne peut etre que de 1786 a 1788, Olympe de Gouges glisse une auto-biographie sous des noms supposes. Cette brochure, qui devait etre publiee d'abord sous le nom de Roman de Madame de Valmont, parait avec un nouveau titre : << Memoire de Madame de Valmont sur l'ingratitude et la cruaute de la famille de Flaucourt envers la sienne, dont les sieurs de Flaucourt ont recu tant de services >>. Pour l'intelligence du recit, et pour montrer le fond qu'on peut faire des assertions d'Olympe, est d'abord cite le principal passage de ce livre, qui est un roman par lettres ou Olympe s'est mise constamment en scene sous le nom de Valmont, et a donne celui de Flaucourt a la famille Le Franc de Caix et de Pompignan. Voici le passage[4], auquel sont ajoutes entre parentheses les veritables noms[5] >>Auto-biographie d'Olympe de Gouges"Je sors d'une famille riche et estimable, dont les evenements ont change la fortune. Ma mere etait fille d'un avocat tres lie avec le grand-pere du marquis de Flaucourt (Le Franc), a qui le ciel avait donne plusieurs enfants. L'education du marquis, l'aine de ces enfants (Le Franc de Pompignan), fut confiee a mon grand-pere (Jacques Mouisset), qui s'en chargea par pure amitie. Le cadet (Georges Le Franc), que son merite a eleve jusqu'a l'archiepiscopat, fut allaite par ma grand'mere ; il devint par la le frere de lait de celle qui m'a donne le jour (Anne Olympe Mouisset), et qui fut tenue sur les fonts baptismaux par le marquis, son frere aine. [...] Ma mere devint donc chere a tous les Flaucourt (Le Franc). Le marquis, son parrain, ne la vit pas avec indifference ; l'age et le gout formerent entr'eux une douce sympathie dont les progres furent dangereux. Le marquis, emporte par l'amour le plus violent, avait projete d'enlever ma mere et de s'unir avec elle dans un climat etranger.
Les parents du marquis et de ma mere s'etant apercus de cette passion reciproque trouverent bientot le moyen de les eloigner. [...] Ma mere fut cependant mariee ; le marquis envoye a Paris, ou il debuta dans la carriere dramatique par une tragedie qui rendra son nom immortel (Didon). Il revint dans sa province, ou il trouva celle qu'il avait aimee, et dont il etait encore epris, mariee et mere de "plusieurs enfants dont le pere etait absent". [...] Je vins au monde le jour meme de son retour (de Gouze), et toute la ville pensa que ma naissance etait l'effet des amours du marquis. [...] Il employa tous les moyens pour obtenir de ma mere qu'elle me livrat a ses soins paternels. [...] ce qui occasionna entr'eux une altercation dont je fus victime. Je n'avais que six ans quand le marquis partit pour ses terres, ou la veuve d'un financier[6] vint l'epouser". - | Son grand-pere est dit << maitre tondeur de draps >>.
- | Le manuscrit de cette piece a ete brule au lendemain de son execution, sur ordre de Fouquier-Tinville au president de la section du Pont-Neuf, avec les autres papiers saisis chez elle (<< pour ne pas contaminer l'esprit public >>).
- | Ce lobby des abolitionnistes est cree, sur le modele anglais, en 1788 par Brissot, le depute girondin, qui d'ailleurs parle elogieusement d'Olympe de Gouges dans ses lettres inedites.
- | Madeleine Kolly est condamnee en mai 1793 avec son mari, le fermier general Pierre Paul, baron de Kolly (1751-3 mai 1793) pour complot contre-revolutionnaire, decapitee le 15 brumaire suivant.
- | Fouquier-Tinville est plus tard condamne a mort pour avoir, entre autres faits, envoye des femmes enceintes a l'echafaud (acte d'accusation de Fouquier-Tinville en l'an III).
- | Napoleon, eclaire par Fanny de Beauharnais et Mme de Montesson sur cette triste affaire, semble lui avoir tenu rigueur de son attitude en l'envoyant en commandement en Guyane.
- | S'adressant aux republicaines.
- | Elle aimait plaisanter, ainsi qu'on s'en rend compte a la lecture de ses textes et de son aveu meme, et souvent telle gasconnade ou provocation de sa part, ainsi les defis en duels qu'elle lance a des hommes, ne sont-ils pas a prendre avec trop de serieux.
- | Le portrait de couverture represente la comtesse Skavronskia, par Elisabeth Vigee Le Brun.
- | Le portrait de couverture, miniature par Mme Doucet de Suriny exposee au Salon de l'an IV, represente Julie Candeille.
- | Complete par une documentation comportant une chronologie, trente-neuf notices biographiques et une bibliographie sur Olympe de Gouges, son temps et les personnages qu'elle a cotoyes.
- | Documentation de Evelyne Romain, Rotureau et Olivier ; images videos : Bruno Wagner ; lumieres et regie generale : Gerard Bruneau ; son : Jean Rigaud ; scenographie : Olivier Hebert ; accessoires sceniques : Annie Giral ; costumes : Marianne Levasseur ; enregistrement : Studio de la Manne.
References
[modifier | modifier le code]- | << http://hdl.handle.net/11653/arch63 >> (consulte le )
- | << Acte de bapteme - paroisse Saint-Jacques de Montauban (vue 19/40) >>, sur Archives departementales du Tarn-et-Garonne, .
- | (en) << Olympe de Gouges | Biography, Importance, Death, & Facts >>, sur Encyclopedia Britannica (consulte le ).
- | Olympe de Gouges, << Memoire de Madame de Valmont sur l'ingratitude et la cruaute de la famille de Flaucourt envers la sienne, dont les sieurs de Flaucourt ont recu tant de services (p. 25-27) >>, sur Gallica,
- | Forestie 1900, p. 73-75
- | Academie de Montauban, << Recueil de l'Academie de Montauban : sciences, belles-lettres, arts, encouragement au bien >>, sur Gallica, .
- | Marc de Jode, Monique Cara et Jean-Marc Cara, Dictionnaire universel de la Franc-Maconnerie, Larousse, , 640 p. (ISBN 978-2-03-586136-8, lire en ligne).
- | Sophie Mousset, Olympe de Gouges et les droits de la femme, Editions du Felin, , p. 25.
- | a b et c Nadege Beraud Kauffmann, << Olympe de Gouges - les origines >>, sur nbk-histoire.fr.
- | << Acte de bapteme - paroisse Saint-Orens de Villebourbon a Montauban (vue 3/25) >>, sur Archives departementales du Tarn-et-Garonne, .
- | Carmen Boustani et Edmond Jouve, Des femmes et de l'ecriture : Le bassin mediterraneen, Paris, Editions Karthala, , p. 175-176.
- | Baptist Cornabas, Tete-a-tete: 20 portraits croises de personnages qui ont change le monde, Fleurus, (lire en ligne)
- | Blanc 2014, p. 29.
- | Forestie 1901, p. 102.
- | Forestie 1901, p. 22.
- | << Acte de mariage - Saint-Jean-Baptiste de Villenouvelle (vue 32/41) >>, sur Archives departementales du Tarn-et-Garonne, .
- | Forestie 1901, p. 95.
- | Leopold Lacour, Les origines du feminisme contemporain: trois femmes de la Revolution, Plon-Nourrit, (lire en ligne), p. 13
- | Leopold Lacour, Les origines du feminisme contemporain: trois femmes de la Revolution, Plon-Nourrit, (lire en ligne), p. 14-15
- | Forestie 1901, p. 24.
- | a et b Forestie 1901, p. 27.
- | Paul Noack, Olympe de Gouges, 1748-1793 : Courtisane et militante des droits de la femme, Editions de Fallois, (ISBN 9782877061711), p. 31.
- | a et b Forestie 1901, p. 29.
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- | Carmen Boustani Carmen, Edmond Jouve, Des femmes et de l'ecriture, KARTHALA Editions, (lire en ligne), p. 176
- | << Olympe de Gouges >>, Annales historiques de la Revolution francaise, nos 247-250, (lire en ligne)
- | Forestie 1901, p. 30.
- | Simon Guibert, Olympe de Gouges, la revolte d'une femme, E-dite, (ISBN 2846081905), p. 59.
- | Dix siecles de vie litteraire en Tarn & Garonne, Bibliotheque centrale de pret, (lire en ligne), p. 121
- | Emmanuel Melmoux, David Mitzinmacker, 00 personnages qui ont fait l'histoire de France, Editions Breal, , p. 146
- | Laureen Bouyssou, Portraits de militants, Fleurus, (lire en ligne)
- | a et b Sophie Lucet, << Olympe de Gouges et la scene, ou le << devenir theatre >> d'Olympe de Gouges (imaginaires theatraux xix-xxi) >>, La Revolution francaise, cahiers de l'Institut d'histoire de la Revolution Francaise, (lire en ligne)
- | Simone Bernard-Griffiths, Jean Sgard, Melodrames et romans noirs: 1750-1890, Presses Univ. du Mirail, (lire en ligne), p. 68-69
- | Blanc 2003, p. 204 et 2018.
- | Olympe de Gouges, L'Esclavage des Negres : version inedite du 28 decembre 1789 suivi de Reflexions sur les hommes negres, fevrier 1788, etude et presentation de Sylvie Chalaye et Jacqueline Razgonnikoff, Paris, L'Harmattan, coll. Autrement Meme, 2006.
- | Olympe de Gouges, L'esclavage des noirs ou L'heureux naufrage, Cote-femmes editions, , p. 15.
- | Reponse au Champion americain, ou Colon tres aise a connaitre, Paris, 18 janvier 1790.
- | Jean-Daniel Piquet, L'emancipation des Noirs dans la Revolution francaise 1789-1795) Paris, Karthala, 2002, p. 136.
- | Blanc 2003, p. 91.
- | Marcel Dorigny, Bernard Gainot, La Societe des Amis des Noirs 1788-1999 contribution a l'histoire de l'abolition de l'esclavage, Paris, UNESCO, 1998, p. 265 & 283.
- | a b et c Jean-Daniel Piquet, L'Emancipation des Noirs dans la pensee et le processus revolutionnaire francais (1789-1795), doctorat nouveau regime soutenu en octobre 1998 a Paris VIII-Saint-Denis ; L'Emancipation des Noirs dans la Revolution... p. 139.
- | Blanc 2003.
- | Depart de M. Necker et de Mme de Gouges, adieux aux Francais dans Groult 2013. La declaration des droits de la femme et autres textes politiques, Paris, Bernard Grasset, 2013, p. 150 ; Olympe de Gouges Ecrits politiques tome I, presentes par Olivier Blanc, p. 149 ; les editions en 1986 et 2013 par Benoite Groult ont coupe de plusieurs pages l'opuscule publie en 1993 par Olivier Blanc.
- | Groult 2013, p. 174-175.
- | Jean-Daniel Piquet, L'Emancipation des Noirs... p. 137 ; "forme du contrat social de l'homme et de la femme" (p. 171-176).
- | Groult 2013, p. 175.
- | Jean-Daniel Piquet, L'Emancipation des Noirs,... , p. 137.
- | Groult 2013, p. 174.
- | a et b Varikas 1989.
- | Olympe de Gouges << Lettre au peuple, ou Projet d'une caisse patriotique ; par une citoyenne >>, 1788, i + 31 p.
- | Olympe de Gouges << Remarques Patriotiques, par la Citoyenne, Auteur de la Lettre au Peuple >> 48 p. (aussi ici).
- | Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Editions de Minuit, septieme edition, 1963, t. 1 (<< A-K >>), << Rue du Buis >>, p. 253-254.
- | Blanc 2003, p. 149-150.
- | L'esprit francais, ou probleme a resoudre sur le labyrinthe des divers complots, dedie a Louis XVI 32 p. p. 8. introduction VIII p.
- | Olympe de Gouges, Grande eclipse du soleil jacobiniste et de la lune feuillantine pour la fin d'avril ou le courant du mois de mai ; par la liberte l'an IV de son nom, dediee a la terre.
- | L'esprit francais ou probleme a resoudre sur le labyrinthe des divers complots, adresse a l'assemblee legislative le , BNF, Gallica, p. 6.
- | Olympe de Gouges, Le bon sens francais ou l'apologie des vrais nobles, dedie aux jacobins, .
- | Olympe de Gouges, OEuvres presentees par Benoite Groult, Paris, Mercure de France 1986, p. 162-163.
- | Arret de mort que presente Olympe de Gouges contre Louis Capet, Paris, .
- | Olympe de Gouges, Avis pressant a la Convention, par une vraie republicaine, Paris, 20 mars 1793. Blanc 2003, p. 194.
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- | Nicole Pellegrin, << Les disparues de l'histoire >>, Le Monde diplomatique, (consulte le ).
- | Falgas 2018, p. 119
- | a et b Olivier 1985, p. 561
- | Sous la direction de Christine Faure et Raymonde Monnier, AHRF, no 344, avril-juin 2006.
- | Florence Gauthier, Triomphe et mort du droit naturel en revolution 1789-1795-1802 Paris, PUF, 1992 p. 65. Florence Gauthier a par ailleurs republie les oeuvres completes de Robespierre en y ajoutant des inedits.
- | Jean-Daniel Piquet, L'emancipation des Noirs dans la revolution francaise, 1789-1795, Paris, Karthala, 2002.
- | << Cercles politiques et "salons" du debut de la Revolution (1789-1793) >>, p. 63-92.
- | Voir Monselet, Les Oublies et les dedaignes. Figures litteraires de la fin du XVIIIe siecle, Paris, Poulet-Malassis et De Broise, 1846.
- | a b et c Documentaire de Severine Liatard et Severine Cassar, << Olympe de Gouges, une femme du XXIe siecle >>, emission La Fabrique de l'histoire sur France Culture, 17 septembre 2013.
- | Mirabeau aux Champs-Elysees, preface.
- | Lettre au Roi, lettre a la reine, Paris, 1792, p. 8.
- | << VIDEO. Olympe de Gouges, premiere feministe de France et... de Google ! >>, Le Point, 7 mai 2014.
- | Blanc 2003, p. 250.
- | Blanc 2003, p. 45.
- | Martin Malvy, << Olympe de Gouges au Pantheon >>, Liberation.fr, (lire en ligne).
- | << Deux femmes et deux hommes au Pantheon >>, Le Monde.fr, (lire en ligne).
- | << Secrets d'Histoire : Le portrait d'Olympe de Gouges >>, sur france.tv, .
- | << Les femmes de la Revolution a l'honneur dans << Secrets d'Histoire >> sur France 2 >>, La Depeche du Midi, (lire en ligne)
- | << Portrait d'Olympe de Gouges par Benoite Groult >>, sur INA, .
- | << Documentaire | Aux armes, citoyennes : les femmes dans la Revolution francaise >>, (consulte le )
- | << Programme TV : << Aux armes citoyennes ! >>, sur Arte, les heroines de la Revolution sortent de l'oubli >>, Le Monde, (lire en ligne, consulte le )
- | [video] << Aux armes, citoyennes ! - Les femmes dans la Revolution francaise - Regarder le documentaire complet | ARTE >> (consulte le )
- | << << Aux armes, citoyennes ! >>, le documentaire qui rehabilite les oubliees de 1789 | CNC >>, sur www.cnc.fr (consulte le )
- | Juliette Collombat, << Sur Arte, un formidable documentaire d'animation rend hommage aux femmes de la Revolution >>, sur Beaux Arts, (consulte le )
- | Sandrine Chesnel, << Google Doodle : Olympe de Gouges ou l'odyssee feministe >>, sur L'Express,
- | << 266e anniversaire de la naissance d'Olympe de Gouges >>, sur google.com (consulte le )
- | << Creation du buste en marbre d'Olympe de Gouges , par Fabrice Gloux, 2016 >> [video], sur YouTube (consulte le ).
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- | << Releve de deliberations du conseil d'administration >>, sur Universite Bordeaux Montaigne, (consulte le ).
- | Agence France-Presse, << Olympe de Gouges, Louise Michel, Simone Veil... Les statues feministes de la ceremonie des JO commencent a etre erigees dans le nord de Paris >>, sur liberation.fr, (consulte en )
- | Tariq Ali,Les dilemmes de Lenine, Terrorisme, guerre, Empire, Amour, revolution, Paris, Sabine Wiester, 2017, p. 339-340.
- | Ibidem, p. 469.
- | https://www.olympedegouges.eu/docs/le-bon-sens-francais-ou-l'apologie-des-vrais-nobles.pdf
- | Voir sur litteratureaudio.com.
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- | Voir sur la-brochure.over-blog.com.
- | M. Natali, << Olympe de Gouges >>, sur BD Gest', .
- | Gilles Medioni, << Olympe de Gouges, par Catel Muller et Jose-Louis Bocquet >>, sur L'Express, .
- | (en) << The Revolutionists - Feisty Feminist Comedy, 2 Acts, 100 minutes >>, sur www.laurengunderson.com (consulte le )
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- | a et b Voir sur le site du TQI.
- | Spectacle disponible sur histoiretheatre.net.
- | << Lucernaire Archives - Programmation - Classique : Olympe de Gouges, plus vivante que jamais >>, sur Lucernaire.fr (consulte le )
- | << Olympe >>, sur www.festivaloffavignon.com (consulte le )
- | << [Entretien]Firmine Richard incarne Olympe de Gouges >>, sur Backstage TV sur Youtube (consulte le )
- | << [Entretien]FIRMINE RICHARD incarne la feministe OLYMPE DE GOUGES au theatre ! - ITW Isabelle Layer >>, sur Isabelle Layer sur Youtube (consulte le )
- | https://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=18704188.html
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Sur les autres projets Wikimedia :
- Olympe de Gouges, sur Wikimedia Commons
- Olympe de Gouges, sur Wikisource
- Olympe de Gouges, sur Wikiquote
Bibliographie
[modifier | modifier le code]Ouvrages
[modifier | modifier le code]- Cecile Berly, Guillotinees : Marie-Antoinette, Madame du Barry, Madame Roland, Olympe de Gouges, Paris, Passes / Composes, , 176 p. (ISBN 978-2-3793-3977-6, presentation en ligne).
- Olivier Blanc, Olympe de Gouges, Paris, Editions Syros, 1981.
- Olympe de Gouges : une femme de libertes, co-edition Syros et Alternatives, Paris, 1989, 236 p. + 8 p. de planches illustrees.
- Olivier Blanc, Marie-Olympe de Gouges. Une humaniste a la fin du XVIIIe siecle, Cahors, Editions Rene Vienet, , 272 p. (ISBN 2849830003). Liste complete des ecrits publies par Olympe de Gouges de 1786 a 1793, nombreux manuscrits inedits, bibliographie critique, index, cahier d'illustrations de huit pages en noir et en couleur.
Recension : Isabelle Brouard-Arends, << Olivier Blanc, Marie-Olympe de Gouges. Une humaniste a la fin du XVIIIe siecle >>, Clio. Femmes, Genre, Histoire, , p. 303-304 (ISSN 1252-7017, lire en ligne, consulte le ). - Olivier Blanc, Marie-Olympe de Gouges : 1748-1793 des droits de la femme a la guillotine, Paris, Tallandier, (ISBN 9791021004290).
- Marie-Paule Duhet, Les Femmes et la Revolution 1789-1794, Paris, Gallimard, coll. << Archives >>, 1971.
- Michel Faucheux, Olympe de Gouges, Paris, Editions Gallimard, , 275 p. (ISBN 978-2-07-269387-8).
- Leopold Lacour, Trois femmes de la Revolution : Olympe de Gouges, Theroigne de Mericourt, Rose Lacombe, Paris, Plon, Nourrit et Cie, , 432 p. (lire en ligne sur Gallica).
- Florence Lotterie et Elise Pavy-Guilbert, Olympe de Gouges : une femme dans la Revolution, Paris, Flammarion, , 176 p. (ISBN 9782080467959).
- Catherine Marand-Fouquet, La Femme au temps de la Revolution, Paris, Stock, 1989.
- Sophie Mousset, Olympe de Gouges et les droits de la femme, Paris, Le Felin, 2003 (ISBN 2866454952).
- Michelle Perrot, Des femmes rebelles - Olympe de Gouges, Flora Tristan, George Sand, Elyzad poche, 2014.
- Jean-Daniel Piquet, L'Emancipation des Noirs dans la Revolution francaise (1789-1795), Paris, Karthala, 2002.
- Annette Rosa, Citoyennes. Les femmes et la Revolution francaise, Paris, Messidor, 1988.
- (en) Carol Lynn Sherman, Reading Olympe de Gouges, New York, Palgrave Macmillan, coll. << Palgrave Pivot >>, , VI-116 p. (ISBN 978-1-137-34645-2 et 978-1-349-46694-8, presentation en ligne).
- Anne Soprani, La Revolution et les Femmes de 1789 a 1796, Paris, M Editions, 1988.
Articles
[modifier | modifier le code]- Olivier Blanc, << Sources d'une biographie d'Olympe de Gouges >>, Annales historiques de la Revolution francaise, no 262, , p. 558-561 (lire en ligne).
- (en) Gregory S. Brown, << The Self-Fashionings of Olympe de Gouges, 1784-1789 >>, Eighteenth-Century Studies, The Johns Hopkins University Press, vol. 34, no 3, , p. 383-401 (ISSN 0013-2586, DOI 10.1353/ecs.2001.0019).
- Olivier Blanc, << Une humaniste au XVIIIe siecle : Olympe de Gouges >>, dans 1789-1799 : combats de femmes. Les revolutionnaires excluent les citoyennes, Evelyne Morin-Rotureau (dir), Paris, Editions Autrement, 2003, p. 14-34.
- Genevieve Falgas, << Madame Christine Serrano : une descendante australienne d'Olympe de Gouges >>, Recueil de l'Academie de Montauban (sciences, belles-lettres, arts, encouragement au bien), nouvelle serie, t. 19, , p. 117-119 (lire en ligne).
- Edouard Forestie, << Olympe de Gouges >>, Recueil de l'Academie des sciences, belles-lettres et arts de Tarn-et-Garonne, Montauban, Imprimerie Forestie, t. XVI, , p. 69-112 (lire en ligne sur Gallica).
- Edouard Forestie, << Olympe de Gouges (suite et fin) >>, Recueil de l'Academie des sciences, belles-lettres et arts de Tarn-et-Garonne, Montauban, Imprimerie Forestie, t. XVII, , p. 87-134 (lire en ligne sur Gallica).
- Catherine Masson, << Olympe de Gouges, anti-esclavagiste et non-violente >>, Women in French Studies, vol. 10, , p. 153-165.
- (en) Giulia Pacini, << Celle dont la voix publique vous a nomme le pere : Olympe de Gouges's Memoire de Madame de Valmont (1788) >>, Women in French Studies, vol. 9, , p. 207-219 (DOI 10.1353/wfs.2001.0028).
- Jurgen Siess, << Un discours politique au feminin : le projet d'Olympe de Gouges >>, Mots : Les Langages du politique, ENS Editions, no 78, , p. 9-21 (lire en ligne).
- Rene Tarin, << L'Esclavage des noirs, ou la mauvaise conscience d'Olympe de Gouges >>, Dix-huitieme Siecle, Paris, Presses universitaires de France, no 30, , p. 373-381 (lire en ligne).
- (en) Janie Vanpee, << Performing Justice : The Trials of Olympe de Gouges >>, Theatre Journal, The Johns Hopkins University Press, vol. 51, no 1, , p. 47-65 (DOI 10.1353/tj.1999.0018).
- (en) Janie Vanpee, << Reconfiguring Family Legitimacy : Olympe de Gouge's L'Esclavage des Noirs >>, Women in French Studies, vol. 5 << Women and Theater >>, , p. 106-116 (DOI 10.1353/wfs.2014.0005).
- Gabrielle Verdier, << Olympe de Gouges et le divorce sur la scene revolutionnaire : adieu au mariage d'Ancien Regime ? >>, Dalhousie French Studies, vol. 56 << Le mariage sous l'Ancien Regime >>, , p. 154-164 (lire en ligne).
Audio/video
[modifier | modifier le code]- Olympe de Gouges, Declaration des droits de la femme et de la citoyenne (audiolivre).
- Biographie video sur BnF/Gallica.
Articles connexes
[modifier | modifier le code]- Francois Poullain de La Barre, un precurseur de 1673
- Femmes citoyennes revolutionnaires
- Liste de personnes militant pour le droit des femmes
- Catherine Marand-Fouquet (1942-)
- Bathilde d'Orleans (1750-1822)
Liens externes
[modifier | modifier le code]- << Olympe de Gouges, auteur de la Declaration des droits de la femme >>, Franck Ferrand raconte, Radio Classique, 5 mars 2025.
- L'oeuvre d'Olympe de Gouges sur Gallica/BnF, a consulter en ligne ou a telecharger.
- Proces de Marie-Olympe de Gouges devant le Tribunal revolutionnaire.
Bases de donnees et dictionnaires
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- Ressources relatives au spectacle :
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- Britannica
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- Dictionnaire des femmes de l'ancienne France
- Dictionnaire universel des creatrices
- Enciclopedia delle donne
- Enciclopedia De Agostini
- Hrvatska Enciklopedija
- Nationalencyklopedin
- Store norske leksikon
- Treccani
- Universalis
Personnalites feminines francaises honorees lors de la Ceremonie d'ouverture des Jeux olympiques d'ete de 2024 |
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- Olympe de Gouges
- Naissance en mai 1748
- Naissance a Montauban
- Naissance en Guyenne
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- Feministe francaise
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- Militant pour les droits des femmes
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- Deces a Paris
- Deces a 45 ans
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- Personnalite inhumee au cimetiere de la Madeleine
- Personnalite feminine francaise honoree lors de la ceremonie d'ouverture des Jeux olympiques de Paris de 2024