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Pour les articles homonymes, voir Poisson (homonymie).
l'appellation << Poisson >> s'applique en francais a plusieurs taxons distincts.
Taxons concernes
et de la super-classe
mais aussi plusieurs especes parmi les Agnathes.Articles connexes
Les poissons sont des animaux vertebres aquatiques a branchies, pourvus de nageoires et dont le corps est generalement couvert d'ecailles.
On les trouve abondamment aussi bien en eau douce, en eau saumatre et en eau de mer, depuis les sources de montagne (omble de fontaine, goujon) jusqu'au plus profond des oceans (grandgousier, poisson-ogre). Leur repartition est toutefois tres inegale : 50 % des poissons vivraient dans 17 % de la surface des oceans[1].
Les poissons ont une tres grande importance pour les humains :
- en tant que nourriture, les poissons sont consommes partout dans le monde ; qu'ils soient peches dans la nature ou eleves en pisciculture ;
- ils sont aussi exploites a des fins recreatives, pour la peche et en aquariophilie, et sont parfois exposes dans de grands aquariums publics ;
- ils jouent un role significatif dans de nombreuses cultures, en tant que deites et symboles religieux, ou sujets de contes, de legendes et d'oeuvres d'art diverses (livres, films, etc.) ;
- ils jouent un role important dans leurs ecosystemes ;
- ils contribuent aux cycles biogeochimiques, dont le cycle du carbone ; en particulier, ils contribuent au puits de carbone oceanique[1].
Dans la classification phylogenetique[2], obtenue par application des methodes cladistiques, les poissons forment un groupe paraphyletique de vertebres, donc non reconnu, car il exclut les tetrapodes (vertebres terrestres). La super-classe des Poissons (les Pisces) de la classification classique n'est reconnue que par certains systematiciens evolutionnistes[3]. Les especes actuelles (non eteintes) de poissons sont reparties dans quatre taxons : les Petromyzontides (lamproies), les Chondrichtyens (raies, requins et chimeres), les Actinopterygiens (poissons les plus communs), les Sarcopterygiens (Dipneustes et Actinistiens). On y associe parfois les Myxinoides.
Le premier inventaire ichtyologique de France semble etre celui de Pierre Belon, en 1555, La nature et la diversite des poissons avec leurs pourtraicts representes au plus pres du naturel[4].
Definition et classification
[modifier | modifier le code]Etymologie
[modifier | modifier le code]Le substantif masculin[5],[6],[7] poisson (prononce : [pwaso] en francais standard)[6] est issu, par l'intermediaire de l'ancien francais peis, pois, du latin piscis, de meme sens[5],[6].
Definition
[modifier | modifier le code]Le terme poisson est plus precisement employe pour designer les craniates non tetrapodes, c'est-a-dire des animaux avec un crane cartilagineux ou osseux qui protege la partie anterieure du systeme nerveux, possedant des branchies toute leur vie et qui peuvent posseder des nageoires, mais pas de pattes[8]. Les poissons ne forment pas un groupe phylogenetiquement homogene, contrairement aux oiseaux ou aux mammiferes (voir plus bas).
Un poisson typique est << a sang froid >> ; il possede un corps allonge lui permettant de nager rapidement ; il extrait le dioxygene de l'eau en utilisant ses branchies ; il possede deux paires de nageoires, les nageoires pelviennes et les nageoires laterales, habituellement une ou deux nageoires dorsales, une nageoire anale et une nageoire caudale ; il possede une machoire double, pour les gnathostomes, ou simple, pour les agnathes ; sa peau est generalement recouverte d'ecailles ; il est ovipare.
Chacune de ces caracteristiques comporte toutefois des exceptions. Les thons, les espadons et certaines especes de requins sont entre sang chaud et sang froid, et peuvent elever leur temperature corporelle au-dessus de celle de l'eau ambiante[9]. Et de la meme facon, le lampris-lune semble etre un cas unique de poisson a sang chaud. La forme du corps et les performances natatoires varient considerablement, des nageurs tres rapides capables de parcourir dix a vingt longueurs de leur corps par seconde (thons, saumons) aux poissons tres lents mais mieux manoeuvrants (comme les anguilles ou les raies) qui ne depassent pas 0,5 longueur par seconde[10]. Plusieurs groupes de poissons d'eau douce extraient le dioxygene de l'air comme de l'eau en utilisant des organes varies. Les dipneustes possedent deux poumons similaires a ceux des tetrapodes ; les gouramis ont un << organe labyrinthe >> qui fonctionne de la meme maniere ; les Corydoras extraient le dioxygene par l'estomac ou l'intestin[11]. La forme du corps et la position des nageoires varient enormement, comme en temoigne la difference entre les hippocampes, les lophiiformes, les poissons globes ou les saccopharyngiformes. De meme, la surface de la peau peut etre nue (murenes) ou couverte d'ecailles de differents types : placoides (requins et raies), cosmoides (coelacanthes), ganoides, cycloides et ctenoides[12]. Certains poissons passent meme davantage de temps hors de l'eau que dedans, comme les periophthalmes qui se nourrissent et interagissent entre eux sur des terrains boueux et ne retournent dans l'eau que pour se cacher dans leurs terriers[13]. Certaines especes peuvent etre ovovivipares ou vivipares.
Le poisson le plus petit (Schindleria brevipinguis) mesure a peine 8 mm, le plus grand (le requin baleine) atteint 16 m.
Quelques especes de poissons dulcaquicoles possedent des poumons. Ces organes permettent aux Erythrinus de l'Amazone d'extraire 50 % du dioxygene dont ils ont besoin, et sont l'unique moyen de respiration des Arapaima gigas ou des gymnotes.
Terminologie
[modifier | modifier le code]Plusieurs types d'animaux aquatiques sont communement appeles << poissons >> mais n'en sont pas vis-a-vis de la definition precedente.
Les termes relatifs aux poissons viennent de differentes racines :
- poisson se dit piscis (pisces au pluriel) en latin, d'ou la pisciculture, piscivore, etc. ;
- poisson se dit ikhthus / ikhthus en grec ; l'Academie francaise a simplifie le groupe chth en cht en 1878 mais l'on retrouve le groupe complet en anglais par exemple ; d'ou l'ichtyologie, Ichtus, l'ichtyocolle, etc.
Classification
[modifier | modifier le code]A l'oppose des groupes tels que les oiseaux ou les mammiferes, les poissons ne forment pas un clade : le groupe est paraphyletique, c'est-a-dire qu'il ne comporte pas tous les descendants de leur ancetre commun[14],[15],[16]. Pour cette raison, la << super-classe Pisces >> n'est plus utilisee en classification phylogenetique, chaque clade devant comporter tous les descendants du meme ancetre, ce qui amenerait a y adjoindre les Tetrapodes (et donc les mammiferes). Elle est par contre conservee dans certaines classifications evolutionnistes modernes[3].
Les poissons sont classes dans les groupes principaux suivants (en grise et precedes de l'obele << + >>, les taxons eteints) :
- Infra-embranchement des Agnathes ou Cyclostomes, (vertebres sans machoires)
- Classe Hyperoartia (Hyperoartiens : poissons sans machoires)
- Ordre des Petromyzontiformes (lamproies)
- groupe des +Ostracodermes (terme qui regroupe les classes eteintes de poissons sans machoires)
- Classe +Pteraspidomorphi GOODRICH, 1909 (Pteraspidomorphes, poissons primitifs sans machoires)
- Sous-classe +Heterostraci LANKESTER, 1868 (Heterostraces, poissons primitifs sans machoires, Ordovicien - Devonien)
- Sous-classe +Astrapida BERG, 1940 (Astrapides, poissons primitifs sans machoires, Ordovicien - Devonien)
- Sous-classe +Arandaspida RITCHIE et GILBERT-THOMLINSON, 1977 (Arandaspides, poissons primitifs sans machoires, Ordovicien)
- Classe +Anaspida TRAQUAIR, 1899 (poissons primitifs sans machoires, Silurien - Devonien superieur)
- Classe +Thelodonti JAECKEL, 1911 (poissons primitifs sans machoires, Ordovicien - Devonien)
- Classe +Cephalaspidomorphi GOODRICH, 1909 (Cephalaspidomorphes : poissons sans machoires a cuirasse articulee)
- Sous-classe +Osteostraci LANKESTER, 1868 (Osteostraces : poissons a cuirasse ossifiee, Silurien moyen - Devonien superieur)
- Sous-classe +Galeaspida LIU, 1965 (Galeaspides, poissons avec bouclier cephalique en forme de heaume, Silurien - Devonien)
- Sous-classe +Pituriaspida (Pituriaspides, poissons cuirasses de "Pituri", Queensland, Australie, Devonien moyen)
- Classe +Pteraspidomorphi GOODRICH, 1909 (Pteraspidomorphes, poissons primitifs sans machoires)
- Classe Hyperoartia (Hyperoartiens : poissons sans machoires)
- Infra-embranchement des Gnathostomes (vertebres a machoires)
- Classe +Placodermi (Placodermes : poissons a cuirasse articulee)
- Classe +Acanthodii (Acanthodiens : requins epineux)
- Classe Chondrichthyes (Chondrichtyens : poissons cartilagineux : requins et les raies)
- Superclasse Osteichthyes (Osteichthyens : poissons osseux)
- Classe Actinopterygii (Actinopterygiens : poissons a nageoires rayonnees)
- Classe Sarcopterygii (Sarcopterygiens : poissons a nageoires charnues)
- Sous-classe Coelacanthimorpha (coelacanthes)
- Sous-classe Dipnoi (dipneustes)
Certains paleontologues considerent que les conodontes sont des chordes et les considerent comme des poissons primitifs ; voir l'article Vertebre.
Les differents groupes de poissons pris tous ensemble comprennent plus de la moitie des vertebres connus. En 2025, la base de donnees FishBase denombre plus de 36 000 especes de poissons, classees en 5 257 genres, 630 familles, 84 ordres et 10 classes[17]. Un tiers de toutes ces especes est renferme dans les neuf plus grandes familles, qui sont (des plus grandes aux plus petites) : Cyprinidae, Gobiidae, Cichlidae, Characidae, Loricariidae, Balitoridae, Serranidae, Labridae, et Scorpaenidae. D'un autre cote, environ 64 familles sont monotypiques (ne contiennent qu'un seul genre, parfois monospecifique)[18].
Genomique
[modifier | modifier le code]Les poissons contemporains sont les vertebres chez lesquels on observe les plus grands et les plus petits genomes (parmi les vertebres), phenomene qui a une << signification evolutive >> encore incomprise[19]. Le genome est plus petit chez les poissons a nageoires a rayons que chez les poissons cartilagineux, hormis chez les polyploides (qui explique en grande partie les variations de taille de genome au sein de ces deux groupes)[19]. Le genome des poissons d'eau douce (et eurybiontes) est plus grand que celui des especes apparentees marines et stenobiontes[19]. Les differences de taille de genome ne semblent pas liees au taux metabolique propre a l'espece mais elles sont positivement correlees avec la taille des oeufs, ce qui peut evoquer un lien avec l'evolution des soins parentaux[19].
Evolution
[modifier | modifier le code]Par leur diversite morphologique, physiologique, comportementale et ecologique, les poissons representent un remarquable succes evolutif[22].
Dans un contexte evolutif, l'ensemble des taxons designes par le terme poisson n'est plus considere homogene, ces taxons ayant des histoires evolutives differentes et formant donc differents clades[2].
Certains pensent que les poissons ont evolue a partir d'une creature du type ascidie (dont les larves ont des ressemblances avec les poissons primitifs) ; les premiers ancetres des poissons auraient alors conserve leur forme larvaire a l'etat adulte par neotenie, mais l'inverse est aussi possible. Les fossiles candidats au statut de << premier poisson >> connus sont Haikouichthys, Myllokunmingia et Pikaia.
Les tout premiers fossiles de poissons ne sont guere nombreux, ni de bonne qualite : peut-etre les poissons primitifs etaient-ils rares ou mal fossilisables ou les conditions taphonomiques mauvaises. Cependant, le poisson devint une des formes de vie dominantes du milieu aquatique et a donne naissance aux branches evolutives menant aux vertebres terrestres comme les amphibiens, les reptiles et les mammiferes.
L'apparition d'une machoire articulee semble etre la raison majeure de la proliferation ulterieure des poissons, car le nombre d'especes de poissons agnathes devint tres faible. Les premieres machoires ont ete trouvees dans les fossiles de placodermes. On ignore si le fait de posseder une machoire articulee procure un avantage, par exemple, pour la prehension ou la respiration.
Les poissons ont aussi coevolue avec d'autres especes (predateurs, pathogenes et parasites notamment, mais aussi parfois des especes symbiotes). Durant leurs migrations (longues et sur de longues distances pour les saumons et lamproies, et plus encore pour les anguilles), ils peuvent transporter (dispersion) un certain nombre de propagules d'autres organismes (ectoparasitisme, endozoochorie, oeufs viables non digeres[23], etc.).
Agnathes
[modifier | modifier le code]Les agnathes regroupent des animaux a corde dorsale et a crane, mais sans machoires. Leur vie en milieu aquatique les a fait longtemps classer parmi les poissons.
La monophylie des agnathes actuels est debattue[24],[25],[3] :
- les myxines, font ou ne font pas partie des vertebres selon la phylogenie retenue ;
- les lamproies, sont indeniablement des vertebres.
La plupart des etudes recentes basees sur les comparaisons de sequences d'ADN soutiennent que les myxines et les lamproies sont etroitement apparentees. On parlera alors du groupe des cyclostomes[24].
Les myxines et lamproies partagent des caracteres morphologiques ancestraux a tous les cranies, qui sont perdus chez les gnathostomes. Leur bouche rudimentaire, qui se comporte comme une ventouse, ne possede pas de machoires, et ne peut donc pas modifier son ouverture. Leur squelette est cartilagineux et compose d'une capsule cranienne et d'une colonne vertebrale sans cotes.
Si les agnathes actuels sont peu nombreux, de nombreux fossiles d'agnathes sont presents dans les sediments du paleozoique. Les agnathes furent les tout premiers craniates a apparaitre. Certains agnathes fossiles, comme les osteostraces sont plus proches parents des vertebres a machoire que des lamproies et myxines. Par exemple, ils possedent des membres pairs (nageoires pectorales) a la difference de ces dernieres[24]. Les conodontes sont un type d'agnathes prehistoriques ayant developpe des << dents >> sans avoir jamais developpe de machoires.
Poissons cartilagineux (Chondrichtyens)
[modifier | modifier le code]Chez les Chondrichthyens, aussi appeles << poissons cartilagineux >>, il n'y a globalement pas d'ossification endochondrale. Le squelette est donc tres majoritairement compose de cartilage, et pas d'<< os vrai >>[2]. On peut y trouver les differentes especes de requins, de raies et de chimeres. Il faut ajouter que les << os vrais >> peuvent tout de meme etre observes chez les Chondrichtyens, mais en petite quantite[26]. La generalisation de l'os enchondral ne se trouvera que chez les osteichtyens, etant par ailleurs leur synapomorphie principale.
Les principales synapomorphies des chondrichthyens incluent une couche de cartilage calcifie prismatique et, chez les males, les nageoires pelviennes portent des claspers pelviens (organes servant a l'accouplement)[2].
Poissons osseux (Osteichtyens au sens classique)
[modifier | modifier le code]Comme leur nom l'indique, l'innovation la plus notable des poissons osseux est l'os. Le tissu osseux perichondral qui renforcait certains cartilages se generalise, et conduit a deux types d'os d'origines differentes :
- l'os enchondral (associe au mesoderme), qui remplace au cours du developpement les pieces cartilagineuses du squelette interne ;
- surtout, l'os dermique, qui se forme a partir du derme (d'origine mesodermique), apparait. Il donne les os de la boite cranienne et les ceintures scapulaires, ainsi que les rayons des nageoires (qui evolueront ulterieurement en membres).
On observe aussi la presence de sacs aeriens connectes au tube digestif qui donneront les poumons des vertebres terrestres et les vessies natatoires des Actinopterygiens. Ces sacs aeriens sont soupconnes chez certains Gnathostomes fossiles. Les tentatives d'emancipation du milieu aquatique seraient alors apparues dans ce clade.
Les principales fonctionnalites evolutives explorees au niveau des poissons osseux sont l'articulation de la machoire, de plus en plus structuree, et la forme et la mobilite des nageoires.
Poisson a nageoires charnues (Sarcopterygiens)
[modifier | modifier le code]On peut par exemple compter comme poissons a nageoires charnues (sarcopterygiens) les coelacanthes, les dipneustes ou encore les tetrapodes. Plusieurs innovations se retrouvent dans ce groupe :
- le membre monobasal : l'attache basale se reduit a un seul element (femur, omoplate et humerus) et des muscles permettent l'articulation independante des rayons (doigts) ;
- les dents se couvrent d'email.
Il apparait donc evident, vu les membres de ce groupe, que pour rendre holophyletique le groupe des poissons (c'est-a-dire pour qu'il contienne tous les descendants de son dernier ancetre commun, et donc le considerer valide du point de vue cladiste), il faudrait y inclure tous les vertebres terrestres dont les humains font partie. Certains evolutionnistes ont souligne que l'idee d'appeler l'homme un poisson etait absurde et qu'il etait donc preferable d'accepter comme valides les groupes paraphyletiques[27].
Morphologie et anatomie
[modifier | modifier le code]Morphologie
[modifier | modifier le code]Aspect general
[modifier | modifier le code]A Nageoire dorsale. B Rayon.
C Ligne laterale. D Rein.
E Vessie natatoire. F Appareil de Weber.
G Oreille interne. H Cerveau.
I Narine. L Orbite.
M Branchie. N Coeur.
O Estomac. P Vesicule biliaire.
Q Rate. R Gonades.
S Nageoire ventrale ou pelvienne (par paire).
T Colonne vertebrale. U Nageoire anale.
V Nageoire caudale.
1 Opercule.
2 Ligne laterale.
3 Nageoire dorsale.
4 Nageoire molle ou adipeuse.
5 Pedoncule caudal ou queue.
6 Nageoire caudale.
7 Nageoire anale.
8 Photophores.
9 Nageoire ventrale ou pelvienne (par paire).
10 Nageoire pectorale (par paire).
Epiderme
[modifier | modifier le code]Les cellules epidermiques sont toutes vivantes, eliminations sans modification, elles tombent. Peu epais (5 -9 couches cellulaires), il y a des echanges osmotiques et ioniques.
Certains poissons pelagiques developpent sur leur epiderme une coloration a fort contraste dorso-ventral. L'interpretation la plus classique est qu'il s'agirait d'une coloration cryptique permettant une sorte de camouflage anti-predateur baptisee ombre inversee : la coloration sombre dorsale leur permet de se confondre avec les fonds marins et les rend moins visibles d'un predateur aviaire ; la coloration blanche du ventre aurait une valeur adaptative, en les rendant moins visibles d'un predateur venant des profondeurs (requin, thon) qui est ebloui par la luminosite des rayons solaires (confusion avec la lumiere ambiante a travers la fenetre de Snell)[29].
Nageoires
[modifier | modifier le code]La plupart des poissons se deplacent en contractant alternativement les muscles inseres de chaque cote de la colonne vertebrale. Ces contractions font onduler le corps de la tete vers la queue. Lorsque chaque ondulation atteint la nageoire caudale, la force propulsive creee pousse le poisson vers l'avant.
Les nageoires du poisson sont utilisees comme stabilisateurs. La nageoire caudale sert aussi a augmenter la surface de la queue, augmentant ainsi la poussee lors de la nage, et donc la vitesse. Le corps fusele des poissons permet de diminuer les frictions lorsqu'ils nagent, et donc d'eviter qu'ils soient ralentis par la resistance de l'eau. De plus, leurs ecailles sont enrobees d'un mucus qui diminue les frottements.
Alimentation
[modifier | modifier le code]Presque toutes les formes d'alimentation sont observees chez les poissons, mais les modes parasitaires semblent rares ou inexistants (la lamproie n'est pas un poisson au sens taxonomique le plus restrictif du terme). Le regime alimentaire d'une espece mal connue ou nouvellement decouverte peut etre etudie par des analyses du contenu stomacal et des analyses isotopiques.
Des cailloux, microplastiques et parfois du sediment et des os ou ecailles de poissons sont souvent trouves dans les estomacs de poissons (une etude ayant porte sur 5 000 estomacs de poissons appartenant a plus de 70 especes demersales differentes, echantillonnes a intervalles bathymetriques de 250 m au nord-est de l'ocean Atlantique, a des profondeurs allant de 500 a 2 900 m[30]. Des cailloux ou graviers n'ont ete trouves que dans les estomacs de poissons peches a 500-1 000 m de profondeur (taux : 4,6 % a 500 mde profondeur, 1,1 % a 750 m et 1,3 % a 1 000 m[30]. Des sediments etaient presents dans 9 % des estomacs et des ecailles chez 7 % des poissons, des estomacs avec des contenus. Sediments et echelles co-produites dans l'estomac des poissons d'alimentation principalement benthopelagiques[30].
Anatomie
[modifier | modifier le code]Ecologie et comportement
[modifier | modifier le code]Comportement social
[modifier | modifier le code]De nombreuses especes de poissons, tels les demoiselles (Pomacentrides), les poissons-zebres (Cyprinides) ou les neons (Characides), etc. ont un instinct gregaire et preferent vivre en bancs. D'autres, tels les requins, sont plutot solitaires. Certains sont meme si agressifs que la rencontre d'un congenere peut entrainer la mort de l'un d'eux apres une rude bataille : c'est le cas du combattant du Siam (Anabantides) chez les males. La plupart des poissons sont ovipares : la femelle depose ses ovules et le male les feconde, de maniere externe ; cependant, certains poissons sont ovovivipares, comme de nombreux requins, et il y a alors un accouplement avec fecondation interne. Certains s'occupent de leurs oeufs ou de leurs petits (proteges dans la bouche des parents chez certaines especes comme celles de la famille des Apogonidae, ou dans une poche ventrale du male chez les hippocampes) et d'autres (qui pondent beaucoup plus d'oeufs) abandonnent leurs oeufs a leur sort, dans l'eau ou sur un support.
Dans les annees 2010, des etudes scientifiques relevent chez plusieurs especes une sensibilite et des comportements sociaux plus complexes qu'imagines jusqu'alors[31].
Par exemple, des raies manta ont demontre des comportements associes avec la conscience de soi. Places dans un test du miroir, les individus ont demontre un comportement inhabituel, apparemment destine a verifier si le comportement de leur reflet correspond toujours a leurs propres mouvements[32].
Des labres nettoyeurs ont egalement passe le test du miroir dans une experience independante, realisee en 2018[33],[34].
Des cas d'usages d'outils chez les poissons ont egalement ete mentionnes, notamment chez des poissons de la famille des choerodons, ceux du genre Toxotes et chez la morue de l'Atlantique[35].
En 2019, des chercheurs ont demontre que les Amatitlania siquia, une espece de poisson monogame, developpent une attitude pessimiste quand ils sont prives de la presence de leur partenaire[36],[37].
Cycles
[modifier | modifier le code]La plupart des poissons ont un cycle nycthemeral (et dorment la nuit[38], en pleine eau ou poses sur un substrat, parfois couches sur le flanc) et saisonnier. Certains ont une activite plutot nocturne. De nuit, en aquarium comme dans la nature, certains poissons changent de couleur[38],[39]. Des changements electriques du cerveau passant en phase de sommeil ou d'eveil montrent ces changements (8-13 Hz dans le noir, 18-32 Hz a la lumiere chez la morue) proches de ceux observees chez les mammiferes[38].
Migration
[modifier | modifier le code]La migration est un phenomene instinctif[40] present chez de nombreuses especes de poissons. Peu de poissons sont absolument sedentaires, hors quelques especes coralliennes ou vivant dans des eaux fermees. La plupart des especes marines et de riviere, accomplissent (individuellement ou de maniere gregaire) des deplacements saisonniers ou migratoires.
Beaucoup de poissons migrent de maniere cycliquement reguliere (a l'echelle du jour ou de l'annee), sur des distances de quelques metres a des milliers de kilometres, en relation avec les besoins de reproduction ou en nourriture, les conditions de temperature ; dans certains cas, le motif de la migration n'est pas connu.
Contribution aux puits de carbone
[modifier | modifier le code]A partir du dioxyde de carbone dissous dans l'eau, les poissons marins produisent constamment dans leur intestin des carbonates peu solubles.
Par exemple, le flet europeen synthetise et rejette chaque heure et en moyenne 18 micromoles de carbone par kg de poisson (sous forme de calcite)[1]. Les poissons contribueraient ainsi de 3 %[41] a 15 %[42] du puits de carbone oceanique (voire 45 % si l'on prenait les hypotheses les plus << optimistes >>)[1]. De plus, les poissons ont une marge de tolerance a la temperature[43] et un climat chaud associe a la surpeche tendent a reduire le nombre de grands poissons ; or, une petite taille du poisson et une eau plus chaude favoriseraient cette formation de carbonates de calcium ou de magnesium (qui sont elimines avec la necromasse, les feces ou des boulettes de mucus)[1].
Helas, ces carbonates plus riches en magnesium sont aussi plus solubles a grande profondeur. Ils peuvent alors relarguer une partie de leur carbone, mais en tamponnant le milieu, au point que cela pourrait expliquer jusqu'a un quart de l'augmentation de l'alcalinite titrable des eaux marines dans les 1 000 metres sous la surface (cette anomalie de durete de l'eau etait jusqu'ici controversee car non expliquee par les oceanographes)[1].
Helas encore, c'est aussi dans les zones les plus favorables a ce piegeage du carbone (plateaux continentaux ou se concentre environ 80 % de la biomasse en poisson) que la surpeche est la plus intense et que les zones mortes ont fait disparaitre le plus de poissons.
Les poissons et l'Homme
[modifier | modifier le code]Utilisation alimentaire
[modifier | modifier le code]Le poisson est un aliment consomme par de nombreuses especes animales, dont l'Homme. Le mot poisson designe donc aussi un terme de cuisine faisant reference a l'ensemble des aliments prepares a partir de poissons captures par le biais de la peche ou de l'elevage. Trois quarts de la planete Terre sont couverts d'eau et de nombreuses rivieres sillonnent l'interieur des terres, ce qui fait que le poisson a fini par constituer, depuis la nuit des temps, une partie importante du regime alimentaire des humains dans presque tous les pays du monde.
Surpeche
[modifier | modifier le code]Pour les poissons comestibles comme la morue et le thon, la menace principale est la surpeche[44],[45]. Lorsque la surpeche persiste, elle finit par causer une diminution de la population de poissons (le << stock >>) car les individus ne peuvent pas se reproduire assez vite pour compenser la perte due a la peche. Un exemple de surpeche catastrophique tres etudie est celui de la sardine du Pacifique (Sadinops sagax caeruleus), qui etait pechee pres des cotes de Californie. Le maximum avait ete atteint en 1937 avec 790 000 tonnes, puis la quantite pechee a decru pour atteindre a peine 24 000 t en 1968, date a laquelle cette industrie s'arreta faute d'etre rentable. Une telle << extinction commerciale >> ne veut pas dire que l'espece elle-meme est eteinte, mais seulement qu'elle n'est plus economiquement viable[46]. La peche minotiere a egalement localement conduit a la surpeche.
La principale source de tension entre l'industrie de la peche et la science halieutique est la recherche d'un equilibre entre la conservation des especes pechees, et la preservation du revenu des pecheurs. Dans des zones comme l'Ecosse, Terre-Neuve ou l'Alaska, ou l'industrie des peches est le principal employeur, le gouvernement est particulierement implique dans cet equilibre[47], en maintenant a la fois un stock suffisant et des ressources suffisantes pour les pecheurs. D'un autre cote, les scientifiques promeuvent une protection toujours accrue pour les stocks, en prevenant que de nombreux stocks pourraient disparaitre dans les cinquante prochaines annees[48].
Selon le WWF, << 80 % des stocks mondiaux de poissons utilises a des fins commerciales sont deja surpeches ou menaces de l'etre. Par ailleurs, 40 % de tous les animaux marins captures finissent comme prises accessoires et sont rejetes morts ou moribonds par-dessus bord. Et comme le poisson d'elevage est le plus souvent nourri avec de l'huile de poisson et/ou de la farine de poisson, les elevages contribuent egalement au pillage des mers >>[49].
Pollution de l'eau, des sediments et destruction des habitats
[modifier | modifier le code]Les poissons sont notamment vulnerables a de nombreux polluants (plomb, mercure et autres metaux, insecticides...) et a des problemes de feminisation (imposex) induits par des perturbateurs endocriniens[50].
Une des menaces sur les ecosystemes (marins et d'eau douce) est la degradation physique, chimique et ecologique des habitats ; celle-ci est causee par la pollution de l'eau, la construction de grands barrages, le rechauffement, l'eutrophisation, l'acidification et la baisse du niveau d'eau par les activites humaines, et doivent faire face a la concurrence et aux pathogenes d'especes introduites[51]. Un exemple de poisson en danger a cause d'un habitat modifie est l'Esturgeon blanc, vivant dans les cours d'eau en Amerique du Nord, ceux-ci ayant ete modifies de differentes manieres[52].
Especes exotiques envahissantes
[modifier | modifier le code]L'introduction d'especes exotiques dont beaucoup sont devenues invasives s'est produite a de nombreux endroits et pour de nombreuses raisons, dont le ballastage des navires de commerce. Un exemple bien connu et etudie est l'introduction de la perche du Nil dans le lac Victoria. A partir des annees 1960, la perche du Nil introduite pour la peche a progressivement extermine les 500 especes de cichlides que l'on ne trouvait nulle part ailleurs que dans ce lac ; certaines especes ne survivent que grace a des programmes de reproduction en captivite, mais d'autres sont probablement eteintes[53]. Parmi les especes de poissons invasives ayant cause des problemes ecologiques, on peut noter les carpes, les tete-de-serpent, les tilapias, la perche europeenne, la truite fario, la truite arc-en-ciel ou la lamproie marine.
Conservation
[modifier | modifier le code]En 2006, la liste rouge de l'UICN comprenait 1 173 especes de poissons menacees d'extinction[54]. Cette liste incluait des especes comme la morue de l'Atlantique, le Cyprinodon diabolis, les coelacanthes ou le grand requin blanc. Comme les poissons vivent sous l'eau, ils sont plus compliques a etudier que les animaux terrestres ou les plantes, et on manque toujours d'informations sur les populations de poissons. Les poissons d'eau douce semblent particulierement menaces, car ils vivent souvent dans des zones restreintes.
Mesures de protection
[modifier | modifier le code]On cherche a etablir des indicateurs ou indices de biodiversite en poissons, notamment pour les milieux d'eau douce, lacs[55] et mares y compris.
Vers un usage ethique des poissons
[modifier | modifier le code]De nombreuses etudes ont porte sur la douleur[56],[57],[58] la souffrance[59],[60], l'evitement de la douleur[61],[62], la peur[63],[64] telle que percue par les poissons, sur la composante d'affectivite ou de personnalite qu'ils expriment[65], des etats apparentes a des emotions[66], ou sur leur bien-etre en pisciculture[67],[68] ou en aquarium, avec des conclusions parfois opposees. Ces questions ont des enjeux juridiques et ethiques car les pays developpes tendent a introduire de l'ethique animale et environnementale dans leurs legislations (par ex en Suisse depuis 2005 : << personne ne doit de facon injustifiee causer a des animaux des douleurs, des maux ou des dommages, les mettre dans un etat d'anxiete ou porter atteinte a leur dignite d'une autre maniere. Il est interdit de maltraiter les animaux, de les negliger ou de les surmener inutilement >>, tout comme sont interdites << les autres pratiques sur des animaux qui portent atteinte a leur dignite >>[69]). Depuis les annees 1980 les indices d'un stress et d'une perception de la douleur s'accumulent et les poissons, qui sont de moins en moins consideres comme des machines biologiques qui ne seraient animees que par des reflexes simples. Ils disposent comme nous de deux types d'axones (fibres A delta et fibres C) impliques dans la nociception, et la douleur affecte leurs capacites memorielles et d'apprentissage[70]. La morphine supprime la perception de la douleur chez le poisson (comme chez l'escargot)[71]. L'etude de leurs capacites cognitives[72], de memorisation et d'apprentissage[73],[74] conduit a des conclusions similaires. On distingue generalement la nociception[75],[76] (inconsciente, qui designe un stimulus douloureux remonte vers le cerveau) de la << perception douloureuse >>. James Rose considere que les cerveaux d'animaux sans neocortex (cas du poisson) n'auraient pas de vraie perception (consciente) de la douleur et que le comportement du poisson ne serait que reflexe. << Posseder des nocicepteurs est une condition necessaire mais pas forcement suffisante pour ressentir la douleur >> rappelle Jean-Marc Neuhaus qui ajoute qu'on ignore a quel moment (ou quels moments) de l'evolution la sensibilite a la douleur et son importance evolutive ; il est possible que des poissons des especes eloignees des mammiferes percoivent la douleur via des mecanismes internes differents de ceux des mammiferes. En 2014, apres une revue de la litterature scientifique puis des debats entre ses membres, tout en restant prudente et en reconnaissant l'absence de certitudes, la Commission federale d'ethique pour la biotechnologie dans le domaine non humain (CENH, sise en Suisse ; pays ou l'art. 120 de la Constitution federale impose une prise en compte de la dignite de la creature) a conclu qu'il << est difficile de denier toute sensibilite a la douleur au moins a certains poissons >> ; il n'y a << aucune bonne raison de conclure que les poissons seraient insensibles >> a la douleur... Un rapport rendu public a Berne par la commission invite les pecheurs, eleveurs et chercheurs a << utiliser les poissons avec attention et respect >>, ces animaux devant << faire l'objet d'un respect moral independant de leur utilite pour l'etre humain >>[77]. Mais ces resultats ont ete temperes par d'autres etudes dont celle de James Rose (Universite du Wyoming) qui, en 2012 dans la revue Fish and Fisheries, estimait que les poissons ne peuvent pas ressentir quoi que ce soit car depourvus des structures nerveuses adequates. Les reactions observees par certaines etudes releveraient non pas de la douleur, mais de la nociception, c'est-a-dire de seuls reflexes[77]. La CENH recommande une utilisation plus << ethique >> des poissons, en limitant la souffrance des poissons peches, qui souffrent de decompression, meurent par asphyxie et souvent apres de multiples traumatismes[77]. Elle invite aussi les pisciculteurs a mieux tenir compte des besoins de chaque espece, et elle souhaite que la peche a la ligne soit soumise a une attestation de competence[77]. Elle invite aussi a interdire - de maniere generale - l'utilisation des poissons a des fins de bien-etre (Fish pedicure)[77].
Dans la culture
[modifier | modifier le code]Le poisson est un symbole de croyance et de foi qui permet aux chretiens de s'identifier et d'afficher leur religion au cours des premiers siecles du christianisme[78]. Ainsi la forme du poisson est devenue l'embleme de cette nouvelle religion avant que la croix ne la complete puis la remplace partiellement[79].
Records
[modifier | modifier le code]Taille
[modifier | modifier le code]Le Paiche d'Amazonie, ou Arapaima, est le plus gros poisson dulcaquicole : il peut atteindre 4,5 m et 200 kg. Le plus gros poisson connu est le requin-baleine (16 m, 10 t).
Selon les Proceedings of the Royal Society (janvier 2006), le plus petit poisson serait Paedocypris progenetica, un cyprinide d'eau douce decouvert par Maurice Kottelat et Tan Heok Hui, du Raffles Museum (Singapour). La femelle Paedocypris est mature a partir de 7,9 mm de long. Adultes, les femelles mesurent 10,3 mm et les males, 11,4 mm. Il detrone un gobie nain de l'ocean Indien decrit en 1981, Trimmatom nanus, adulte a 8 mm. Un poisson du meme genre, Paedocypris micromethes, legerement plus grand (femelle adulte a partir de 8,8 mm), a ete identifie a Sarawak. Ces poissons vivent dans les forets marecageuses constituees d'arbres inondes poussant sur un sol de tourbe detrempee, mou et epais de plusieurs metres. L'eau y est rouge sombre et tres acide.
Selon une equipe de l'universite de Washington, Photocorynus spiniceps est le plus petit vertebre connu : le male de cette espece de baudroie de la famille des Linophrynidae, decouverte dans les abysses du large des Philippines, long de seulement 6,2 mm, vit en parasite sur le dos d'une femelle mesurant 46 mm. Celle-ci pourvoit aux besoins en nourriture d'un male ne se limitant pratiquement qu'a un appareil reproducteur (Pietsch et al., Ichtyological Research, 2005[80]).
Si le male Photocorynus spiniceps est plus petit, notons que Paedocypris progenetica detient, en moyenne male-femelle, le record du plus petit poisson connu (meme s'il n'est plus le plus petit vertebre depuis la description en 2012 de la grenouille Paedophryne amauensis[81]).
Puissance
[modifier | modifier le code]Dunkleosteus terrelli, un poisson marin a plaques cuirassees qui vivait il y a 400 Ma, mesurait jusqu'a 11 m de long et pouvait peser jusqu'a quatre tonnes. Apres en avoir reconstitue la musculature, des scientifiques americains ont decouvert en 2006 que les machoires de ce poisson etaient capables d'exercer une pression de 5 500 kg/cm2, soit a peu pres deux fois celle de l'actuel requin blanc et autant que la machoire d'un Tyrannosaurus. De surcroit, on estime que Dunkleosteus terrelli etait capable d'ouvrir et de refermer sa gueule en un cinquantieme de seconde[82].
Notes et references
[modifier | modifier le code]- (en) Cet article est partiellement ou en totalite issu de l'article de Wikipedia en anglais intitule << Fish >> (voir la liste des auteurs).
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Annexes
[modifier | modifier le code]Sur les autres projets Wikimedia :
- Poisson, sur Wikimedia Commons
- poisson, sur le Wiktionnaire
- Thesaurus:poisson/francais, sur le Wiktionnaire
- Thesaurus:poisson en cuisine/francais, sur le Wiktionnaire
Bibliographie
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Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- Ressources relatives au vivant :
- (fr + en) FishBase, la base de donnees sur les poissons
- Bibliotheque d'Ichtyologie du Museum national d'Histoire naturelle
- Guide des poissons gravement menaces d'extinction, a eviter a tout prix a la consommation
- Guide des poissons non recommandables a la consommation
- Guide des poissons acceptables a la consommation
- Guide des poissons a privilegier a la consommation par rapport a d'autres