Dark Mode

Aller au contenu

Format ouvert

Un article de Wikipedia, l'encyclopedie libre.

Un format ouvert, egalement designe comme standard ouvert, norme ouverte, specification ouverte ou format libre, se definit comme << tout protocole de communication, d'interconnexion ou d'echange et tout format de donnees interoperable et dont les specifications techniques sont publiques et sans restriction d'acces ni de mise en oeuvre >>[1].

Les formats ouverts s'opposent aux formats proprietaires, ou formats fermes. Ces derniers sont caracterises par des specifications soit gardees secretes par les entreprises qui les developpent, soit publiquement accessibles, mais dont l'utilisation est limitee par des contraintes juridiques ou techniques. Par exemple, les formats .doc de Microsoft et .psd d'Adobe en sont des illustrations.

En informatique, un format de donnees definit une methode de representation et de stockage des donnees. Il s'agit d'une convention permettant de representer diverses informations, qu'il s'agisse de texte, de pages, d'images, de sons, ou d'autres types de contenu.

Un format de donnees est considere comme ouvert si son mode de representation a ete rendu public par son createur et qu'aucune restriction legale (telles que le droit d'auteur, les brevets ou le copyright) n'empeche sa libre utilisation.

Les formats ouverts sont generalement crees dans un but d'interoperabilite. Un document enregistre dans un format ouvert sera independant du logiciel utilise pour le creer, le modifier, le lire et l'imprimer. L'interoperabilite laisse le choix du logiciel pour utiliser le document libre.

Un standard ouvert est un format ouvert ou libre qui a ete approuve par une organisation internationale de standardisation. Il faut souligner que plusieurs organisations de standardisation acceptent certaines formes de limitations a la diffusion de leurs standards : un standard ouvert peut par consequent etre base sur un format ouvert mais non-libre.

Formats ouverts et secteur public

[modifier | modifier le code]

Depuis le milieu des annees [2], certains Etats ou administrations (administration federale suisse, gendarmerie nationale francaise ainsi que le gouvernement britannique) se sont montres tres attentifs a l'utilisation de formats ouverts[3]. Au-dela de l'interet direct pour ces acteurs (qui tient essentiellement a l'interoperabilite), deux raisons expliquent ce soutien :

  • D'une part, le secteur public ne peut adopter un format ferme pour ses echanges avec les administres ou les usagers sans imposer l'utilisation d'un logiciel particulier, ce qui revient a donner a son editeur une position dominante sur le marche, qui pourrait alors en abuser, et rendrait ce secteur dependant de cet editeur pour l'acces a ses propres donnees et outils.
  • D'autre part, manipulant des donnees sensibles (secret defense, informations fiscales ou medicales par exemple) et archivant ses documents, la puissance publique doit avoir l'assurance que ces donnees restent consultables a l'avenir, meme si le logiciel qui les a generees n'est plus disponible.

Apercu de differentes definitions legales

[modifier | modifier le code]

Definition legale en France

[modifier | modifier le code]

La loi no 2004-575 du 21 juin 2004 pour << la confiance dans l'economie numerique >> definit ainsi l'ouverture des formats :

<< On entend par standard ouvert tout protocole de communication, d'interconnexion ou d'echange et tout format de donnees interoperable et dont les specifications techniques sont publiques et sans restriction d'acces ni de mise en oeuvre[4]. >>

Definition legale en Belgique

[modifier | modifier le code]

L'article 30 de la loi du instituant le systeme d'informatisation Phenix[5] apporte une definition du standard ouvert :

<< Les protocoles et formats de communication et de sauvegarde du systeme d'information Phenix sont bases exclusivement sur des standards ouverts. Par standard, on entend une specification technique, suffisante pour en developper une implementation complete, approuvee par un organisme de standardisation independant. Par standard ouvert, on entend un standard qui soit gratuitement disponible sur l'internet et sans restriction juridique quant a sa diffusion et son utilisation[6]. >>

La definition donnee par le gouvernement belge apporte une distinction entre format ouvert et format libre.

Un format libre doit etre ouvert, c'est-a-dire gratuit, disponible en ligne et suffisamment complet pour permettre le developpement d'une implementation integrale. De plus, il ne doit comporter aucune restriction juridique, a l'exception des licences << open-source >>, qui entraverait sa diffusion et son utilisation. Ainsi, l'ouverture est une condition essentielle pour qu'un format soit considere comme libre.

Definition legale au niveau europeen

[modifier | modifier le code]

Le programme IDABC de l'Union europeenne a defini le cadre europeen d'interoperabilite. Dans sa version 1 de , les criteres minima pour etre reconnu comme un standard ouvert sont definis comme suit :

<<

  • Le standard est adopte et sera maintenu par une organisation sans but lucratif et ses evolutions se font sur base d'un processus de decision ouvert accessible a toutes les parties interessees (consensus ou vote a la majorite, etc.).
  • Le standard a ete publie et le document de specification est disponible, soit gratuitement, soit au cout nominal. Chacun a le droit de le copier, de le distribuer et de l'utiliser, soit gratuitement, soit au cout nominal.
  • La propriete intellectuelle - c'est-a-dire les brevets eventuels - sur la totalite, ou une partie, du standard est irrevocablement et gratuitement mise a disposition.
  • Il n'y a pas de restrictions a la reutilisation du standard[7].

>>

Les principaux acteurs

[modifier | modifier le code]

Les principaux formats ouverts

[modifier | modifier le code]
  • Donnees brutes : CSV (.csv) / sans extension, JSON (.json), XML (.xml)
  • Donnees semantiques : RDF (.rdf)
  • Donnees geographiques : GML (.gml), KML (.kml), SHP (.shp)

Compression

[modifier | modifier le code]

Notes et references

[modifier | modifier le code]
  1. | Journal Officiel, article 4.
  2. | Le Referentiel General d'Interoperabilite francais, Site du Belgif, (en) Communique de presse du gouvernement norvegien sur les standards ouverts.
  3. | Voir la liste des billets de Formats-ouverts.org traitant des Etats.
  4. | Loi no 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l'economie numerique definissant les formats ouverts (article 4 de la loi).
  5. | Moniteur belge 1er septembre 2005.
  6. | Texte de la loi du 10/08/2005 instituant le systeme d'informatisation Phenix.
  7. | European interoperability framework for pan-european eGovernment services, version 1.0, page 9 (traduit de l'anglais).
  8. | Depuis l'expiration du dernier brevet en 2006 (<< Pourquoi il n'y a pas de fichiers GIF sur le site de GNU >> sur le site gnu.org, en particulier voir la note de bas de page. Consulte le 6 fevrier 2011).

Articles connexes

[modifier | modifier le code]

Liens externes

[modifier | modifier le code]