Busby Berkeley
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| Naissance |
Los Angeles (Californie, Etats-Unis) |
|---|---|
| Nationalite | Americaine |
| Deces |
(a 80 ans) Palm Springs (Californie, Etats-Unis) |
| Profession | Realisateur, choregraphe |
| Films notables |
Chercheuses d'or de 1935 Place au rythme, Debuts a Broadway |
William Berkeley Enos, dit Busby Berkeley, est un choregraphe et realisateur americain ne le a Los Angeles et mort le a Palm Springs. Durant les annees 1930, il contribue a l'emergence des comedies musicales americaines en choregraphiant des mouvements kaleidoscopiques integrant un grand nombre de danseuses, des decors et des techniques de prises de vues spectaculaires.
Biographie
[modifier | modifier le code]Il a principalement laisse son nom pour avoir cree, dans les comedies musicales americaines des annees 1930, de stupefiants tableaux visuels jouant sur les contrastes forts entre le noir et le blanc de la pellicule. Par le nombre des danseurs, leurs positions et leur synchronisation, les changements de decors a vue et de savants jeux d'ombres ou de reflets, Busby Berkeley a pu composer un grand nombre de ses choregraphies sur des formes geometriques et des transitions parfois tres complexes. Ses mouvements de cameras preferes etaient faits de plongees verticales depuis le plafond des studios les plus hauts et de longs plans-sequences en travellings. Des deplacements rapides de camera sur cables lui permettaient de debuter en plan large et lointain pour finir souvent, sans montage visible, sur le detail d'un visage ou les paillettes d'un decor. Parfois realisateur de seconde equipe, il lui arrivait d'eclipser, en un seul tableau, tout le reste du film, son intrigue et meme ses acteurs vedettes. Il sera, a ce titre, appele a venir "raccommoder" de couteuses productions qui semblaient, sans une intervention energique, vouees a l'echec. Son passe de sous-officier instructeur dans l'armee americaine[1] permet de mieux comprendre la minutie d'un metteur en scene qui, grace a une autorite souvent redoutee, pouvait composer a la perfection de savants mouvements kaleidoscopiques melant hommes, femmes, accessoires fluorescents et decors mouvants. Son habilete a tirer le meilleur parti des contraintes du noir et blanc lui aura permis d'egaler les plus grands realisateurs et d'etre ainsi l'un des promoteurs d'un style " Art deco"[2]qui disparaitra bientot avec le Technicolor.
Choregraphie de danse aquatique
[modifier | modifier le code]Dans les annees 1930, Busby Berkeley met en scene des danses aquatiques a travers les kaleidoscopes choregraphies comme dans le numero By a Waterfall de la comedie musicale Prologues, qui necessita la participation de plus de 300 danseuses. Repute pour son exigence vis-a-vis de ses danseuses auxquelles il demandait d'executer precisement des figures synchronisees d'inspiration militaire, il s'impose tout autant comme choregraphe et realisateur durant la periode des annees 1950 et 1960, alors meme que le tournage en studio etait en declin. Berkeley demontre un style particulierement innovant avec des plans aeriens permettant de mettre en valeur les figures geometriques des ballets aquatiques. Auparavant, les cameras etaient principalement fixes et devaient etre contenues dans des cabines pour etouffer le son de la camera en marche. En maitrisant la synchronisation sonore preenregistree, Busby Berkeley a pu incorporer des mouvements de camera fluides qui ont ameliore les mouvements dans ses choregraphies[3]. Cette particularite de technique de prise de vue dans fait de filmer en plongee totale (prise de vue verticale a 90deg) est nomme, en jargon cinematographique, << faire un Busby Berkeley >>, ou << faire un Berkeley >>.
Filmographie
[modifier | modifier le code]Realisateur
[modifier | modifier le code]- 1933 : She Had to Say Yes
- 1933 : Prologues (Footlight Parade)
- 1934 : Dames : corealisateur avec Ray Enright
- 1934 : Wonder Bar : realisation des numeros musicaux
- 1935 : Chercheuses d'or de 1935 (Gold Diggers of 1935)
- 1935 : Bright Lights
- 1935 : Je vis pour aimer (I Live for Love)
- 1936 : En scene (Stage Truck)
- 1936 : En parade (Gold Diggers of 1937) : corealisateur avec Lloyd Bacon
- 1937 : The Go Getter
- 1937 : Hollywood Hotel
- 1938 : Les hommes sont si betes (Men Are such Fools)
- 1938 : Garden of the Moon
- 1938 : Comet Over Broadway
- 1938 : Chercheuses d'or a Paris (Gold Diggers in Paris), avec Ray Enright
- 1939 : Je suis un criminel (They Made Me a Criminal)
- 1939 : Mon mari court encore (Fast and Furious)
- 1939 : Place au rythme (Babes in Arms)
- 1939 : Emporte mon coeur (Broadway Serenade) de Robert Z. Leonard : realisation de la sequence finale
- 1940 : Forty Little Mothers
- 1940 : En avant la musique (Strike up the band)
- 1941 : La Danseuse des Folies Ziegfeld (Ziegfeld Girl) de Robert Z. Leonard : realisation des morceaux musicaux
- 1941 : Divorce en musique (Lady Be Good) de Norman Z. McLeod : realisation des morceaux musicaux
- 1941 : Blonde Inspiration
- 1941 : Debuts a Broadway (Babes on Broadway)
- 1942 : Pour moi et ma mie (For Me and My Gal)
- 1943 : Un petit coin aux cieux (Cabin in the Sky) de Vincente Minnelli (realisateur, non credite, d'une sequence)
- 1943 : Fou de girls (Girl Crazy)
- 1943 : Banana Split (The Gang's All Here)
- 1946 : Cinderella Jones
- 1949 : Match d'amour (Take Me Out to the Ball Game)
Choregraphe
[modifier | modifier le code]- 1931 : Palmy Days d'A. Edward Sutherland
- 1932 : Kid d'Espagne de Leo McCarey
- 1932 : Girl Crazy de William A. Seiter, non credite au generique
- 1932 : L'Oiseau de paradis (Bird of Paradise) de King Vidor, non credite au generique
- 1933 : 42e rue (42nd Street) de Lloyd Bacon
- 1933 : Chercheuses d'or de 1933 (Gold Diggers of 1933) de Mervyn LeRoy
- 1933 : Footlight Parade de Lloyd Bacon
- 1934 : Les Pirates de la mode (Fashions of 1934) de William Dieterle
- 1935 : In Caliente de Lloyd Bacon
- 1939 : Le Magicien d'Oz (The Wizard of Oz) de Victor Fleming : choregraphe d'une sequence de danse de l'epouvantail, non retenue au montage final ; non credite au generique
- 1943 : Girl Crazy : remplace a la realisation par Norman Taurog, choregraphe du numero I got Rythm
- 1948 : Romance a Rio (Romance on the High Seas)
- 1950 : Les Heures tendres (Two Weeks with Love) de Roy Rowland
- 1951 : Aventure a Tokyo (Call Me Mister) de Lloyd Bacon
- 1951 : Les Coulisses de Broadway (Two tickets to Broadway) de James V. Kern
- 1952 : La Premiere Sirene (Million Dollar Mermaid) de Mervyn LeRoy
- 1953 : Desir d'amour (Easy to Love)
- 1953 : Le Joyeux Prisonnier (Small Town Girl) de Laszlo Kardos
- 1962 : La Plus Belle Fille du monde (Billy Rose's Jumbo) de Charles Walters
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Severine Danflous, Pierre-Julien Marest, Busby Berkeley, l'homme qui fixait des vertiges, preface d'Alain Masson, Marest editeur, 2024, 484 p.
Notes et references
[modifier | modifier le code]- | Johanne Larue et Martin Girard, << Video - Busby Berkeley >>, Sequences, no 146, , p. 5 (lire en ligne)
- | Franck Boulegue, << La danse des anticorps de Busby Berkeley >>, sur Screendance Studies, (consulte le )
- | (en-US) Maria Vu, << The Legend of Busby Berkeley, Hollywood's Most Celebrated Choreographer >>, sur METAFLIX, (consulte le )
Liens externes
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